Attention aux fausses cartes Pokémon et aux faux boosters vendus en ligne

Pour éviter les mauvaises surprises et les arnaques aux fausses cartes Pokémon, découvrez les réflexes à adopter pour les achats en ligne mais aussi dans les brocantes.

En 2020, les cartes Pokémon ont connu un véritable essor. Entre leur arrivée dans les salles des ventes, des cartes qui deviennent de plus en plus chères et des cotations qui augmentent leur valeur, les cartes Pokémon sont devenus plus qu’un jeu de cartes à collectionner.

La revente, la spéculation et les difficultés d’approvisionnement ont poussé de nombreuses personnes à investir dans ce marché. Mais elle a aussi poussé des personnes mal intentionnées à profiter du succès du jeu de cartes pour vendre des contrefaçons.

Une annonce de fausses cartes Pokémon en vente sur un grand site de e-commerce

Que ce soit en ligne ou ailleurs, les fausses cartes Pokémon sont légion. Et si elles sont l’occasion pour certains enfants d’avoir des cartes brillantes, elles n’ont surtout aucune vraie valeur financière et sont interdites en tournoi.

Il faut donc être très vigilent si des cartes Pokémon sont achetées hors des circuits classiques (magasins de jouets, grandes enseignes, sites spécialisés…).

Repérer les faux boosters de cartes Pokémon

Les boosters (les paquets de cartes) peuvent aussi faire l’objet de contrefaçons. Vendus en ligne sur des sites chinois à petit prix, Amazon ou eBay, ils sont surtout fréquents dans les brocantes et les braderies.

Les vendeurs possèdent un display (c’est à dire une boite) de faux boosters vendus généralement moins chers que de vrais paquets de cartes. Souvent, ils sont vendus entre 2 et 4 euros alors qu’un vrai booster coûte autour de 6-7 euros en moyenne.

Cependant, parents comme enfants ne savent pas toujours si un booster est vrai ou faux. Pour bien les repérer, il faut regarder quelques éléments spécifiques.

La couleur du booster et son illustration

Avant même d’ouvrir le paquet, le regarder en détail donne des indices sur son authenticité. Le premier est la couleur du booster. Sur les faux boosters, les couleurs sont trop saturées et trop éclatantes. S’il y a généralement un effet brillant sur le booster, celui-ci peut être renforcé sur les faux, leur donnant presque un effet miroir.

En plus des couleurs, l’illustration peut aussi être radicalement différente. Sur certains boosters d’extension, des Pokémon non compris dans la liste des cartes disponibles peuvent apparaître.

Il arrive que les Pokémon représentés soient les bons mais que des illustrations volées ou différentes soient utilisées pour tromper les acheteurs. C’est notamment le cas sur les boosters de la série XY Évolutions, où les Pokémon représentés ont des poses différentes.

Un comparatif entre les vrais boosters et les faux boosters Pokémon d'Évolutions

Afin d’éviter toute tromperie, le premier réflexe à adopter est de prendre votre smartphone est de vérifier en ligne l’artset (c’est à dire les 4 ou 5 illustrations officielles des boosters) de l’extension se trouvant face à vous. Vous pourrez ainsi comparer le visuel et savoir si le booster est vrai ou faux.

Vérifier les fermetures du booster et qu’il n’a pas été recollé

Le deuxième élément à surveiller est la fermeture du booster. Sur les faux boosters, le haut et le bas peuvent être en dents de scie ou collés avec de la colle forte. Tandis que les vrais boosters comportent de petits traits provoqués par le scellé en usine.

Un autre type de faux booster a fait son apparition : les paquets reconditionnés. Cette pratique consiste à remettre dans un paquet ouvert des cartes peu intéressantes afin de faire croire aux acheteurs qu’il est authentique et scellé.

S’il arrive que de la colle dépasse ou que le scellé soit grossier, ces boosters restent les plus difficiles à repérer. Au point que de grands youtubeurs comme Pokérev ou Logan Paul.

Malheureusement, c’est au moment de l’ouverture que les victimes savent si le booster est vrai ou faux.

Des différences dans la typographie et les détails

Le dernier détail à surveiller face à aux boosters douteux est la typographie. Le logo Pokémon peut être légèrement différent mais ce sont surtout les autres indications écrites du booster qui changent complètement.

La typographie utilisée pour la partie «Cartes à jouer et à collectionner » ou « 11 cartes supplémentaires » peut être plus épaisse ou plus sombre que d’ordinaire.

Il arrive également que celles-ci soient dans des langues différentes ou que des éléments décoratifs du boosters soient retirés ou placés trop hauts.

Hormis pour des boosters officiels achetés dans ces langues sur des sites de confiance comme Cardmarket, le plus simple pour les repérer reste d’utiliser son téléphone. En prenant une image de vrai booster comme référence, vous éviterez les mauvaises surprises.

Reconnaître de fausses cartes Pokémon

Si les faux boosters sont un phénomène récent, les fausses cartes Pokémon existent quant à elles depuis de nombreuses années. Proposées à l’achet en lot sur de grands sites, elles peuvent aussi être vendues sur des sites de seconde main.

La vigilance est donc de mise notamment sur les cartes les plus rares et les plus brillantes car elles sont les plus recherchées, aussi bien des adultes que des enfants.

Avant de craquer pour une carte à l’unité, il faut donc prendre le temps de regarder plusieurs détails.

La brillance et la texture de la carte

Pour les cartes les plus rares (Full Art, Rainbow rare…), le premier détail à regarder est si la carte est texturée. Pour les démarquer des autres cartes disponibles, The Pokemon Company n’hésitez pas à donner un toucher différent à ces cartes plus difficiles à avoir.

Le comparatif entre une vraie et une fausse carte Pokémon de Lugia

Elles comportent généralement de nombreux petits traits ou des spirales qu’il est possible de sentir simplement en passant le bout du doigt. Les fausses cartes quant à elles sont parfaitement lisses.

Les vraies cartes ont aussi des effets holographiques particuliers. Que ce soit à la lumière ou sur une photo, il est toujours possible de voir sur une vraie carte plusieurs traits ou diagonales holographiques. Alors que sur les fausses cartes, il n’y en a généralement qu’un.

Les différences de typographie

Comme pour les boosters, les fausses cartes comportent généralement des typographies différentes. Souvent plus épaisses que celles utilisées par The Pokemon Company, ce détail est le plus facile à repérer sur une carte.

De fausses cartes Pokémon de la génération Noir et Blanc

Pour savoir si une carte est vraie ou fausse juste à ses textes, prenez une carte Pokémon de votre collection et comparer simplement les deux.

Les noms des attaques sont écrites avec une police plus grasse et il arrive que les lettres semblent étirées, comme ici avec le nom du Pokémon, Zekrom EX. Veillez cependant à prendre une carte de même génération car les typographies utilisées peuvent changer.

La vraie carte Zekrom EX

Regarder le dos des cartes

Enfin, un autre détail à regarder et facile à repérer est le dos de carte. Sur les contrefaçons, la bordure est totalement décentrée et le bleu utilisé pour la bordure est plus proche de l’indigo/violet que du bleu.

Toujours se méfier des prix trop bas sur des cartes, des boosters ou des displays

Pour éviter toute arnaque, le dernier conseil à respecter est de toujours se méfier des prix trop bas. Que ce soit pour les cartes Pokémon ou tout autre objet, un prix trop bas ou trop alléchant est synonyme d’arnaque, de problème ou de vice caché.

Ainsi, même si l’offre peut être tentante, n’achetez pas de displays à 60 euros car ils coutent en réalité entre 160 et 180 euros pour les displays français. Pour les boosters, ne cédez pas face à des boosters à 2 ou 3 euros.

Faites également attention aux mentions “Réplique” ou “Proxy” dans les annonces, en particulier sur les sites de seconde main. Cela signifie qu’il s’agit de reproductions de cartes et non de produits officiels.

Une annonce pour un display réplique/proxy de fausses cartes Pokémon

Quant aux cartes, leur prix varie beaucoup en fonction de la demande, de la rareté et du Pokémon. Mais il faut compter en moyenne 3 euros pour une V, entre 5 et 10 euros pour une V-Max et 1 euro pour une carte rare holographique.

Justine
Rédactrice passionnée depuis plusieurs années mais fan de jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance. Dresseuse Pokémon à temps plein et chasseuse de montures rares, vous me croiserez à coup sûr dans les mondes peuplés de dragons.