
par Fumble
| Un look lineage, avec le gameplay qui va avec. Pas d’abonnement, mais un itemshop pour dépenser ses « gpotatoes », la monnaie Ingame. Rappelz a-t-il de quoi accrocher les amateurs de F2P ? |
Ahhh le « Grind », ou la notion de répéter une même action inlassablement afin de faire monter son personnage en expérience. En général, cela évoque du massacre de monstre à la chaine et c’est totalement typique des jeux coréens. Pour ce « premier pas » difficile de voir si Rappelz propose autre chose que du grind, si ce n’est tout l’attirail de potions et autres objets achetable en ligne, afin d’accélérer le dit grind. Le plus important étant de se blinder la couenne de Chips, des pierres magiques qui double vos dégâts quelques secondes. Incontournable. Ma connaissance du PvP se limite à une mort subite après une rencontre malheureuse dans la campagne de Rappelz. Un type avec qui j’ai échangé deux trois mots avant qu’il ne se décide à me zigouiller. Et non, je n’ai même pas été malpoli. Pas de soucis, c’est le jeu. D’ailleurs j’ai choisi le serveur PvP hardcore pour ça.
Dépenser et se dépenser !
Les mécanismes derrière Rappelz sont simple et assez complet : votre personnage possède un niveau général classique, mais aussi un niveau de profession que l’on augmente grâce à des points adéquats. Ces mêmes points servent aussi à acheter ou augmenter des compétences, donc il faut bien équilibrer son évolution entre puissance pure et options de combats. Ensuite vient le matos, upgradable et customisable avec des « Soulgem ». Au final, peu de variation et on ramasse surtout des potions et des parchemins sur les monstres tués. Et des roupis, la monnaie locale. Ouais, des roupies… ca fait trop rêver. Pour tous les trucs cools que peut offrir Rappelz, comme les montures ou les familiers, mieux vaut passer par la boutique, ou bien s’acheter des roupies sur les sites de farmer. Ne vous inquiétez pas pour l’économie du jeu, c’est n’importe quoi de toute façon. Mais laissez-moi vous narrer mes aventures. J’ai donc créé une Asura dans le but de devenir Chaos Mage un jour (c'est-à-dire jamais, vu que je n’y rejouerai pas). L’île des n00bs est assez bien conçue, il faut l’avouer. Puis on arrive dans la ville de sa faction. On prend quelques quêtes et nous voilà parti à l’aventure. Ca ne change pas beaucoup du tutorial : on me demande de tuer des monstres.
![]() | Oh regardez, une quête fedex qui ne me demande pas de tuer des monstres ! | ![]() | |
| Bon point, les montures sont très facilement accessibles. |
Je tue un monstre. Je tue un autre monstre, ce qui fait deux. Je tue un troisième monstre. Je tue un quatrième monstre. Je tue un cinquième monstre. Je tue un sixième monstre. Je tue un septième monstre. Je tue un huitième monstre. Je tue un neuvième monstre. Je tue un dixième monstre. Je tue un onzième monstre. Je tue un douzième monstre. Je tue un treizième monstre. Je tue un quatorzième monstre. Je tue un quinzième monstre. Je tue un seizième monstre. Je tue un dix-septième monstre. Je tue un dix-huitième monstre. Je tue un dix-neuvième monstre. Je tue un vingtième monstre. Je tue un vingt-et-unième monstre. Je tue un vingt-deuxième monstre. Je tue un vingt-troisième monstre. Je tue un vingt-quatrième monstre. Je tue un vingt-cinquième monstre. Je tue un vingt-sixième monstre. Je tue un vingt-septième monstre. Je tue un vingt-huitième monstre. Je tue un vingt-neuvième monstre. Je tue un trentième monstre. Je tue un trente-et-unième monstre. Je tue un trente-deuxième monstre. Je tue un trente-troisième monstre.
Je vais faire pipi
Je tue un trente-quatrième monstre. Je tue un trente-cinquième monstre. Je tue un trente-sixième monstre. Je tue un trente-septième monstre. Je tue un trente-huitième monstre. Je tue un trente-neuvième monstre. Je tue un quarantième monstre. Je tue un quarante-et-unième monstre. Je tue un quarante-deuxième monstre. Je tue un quarante-troisième monstre. Je tue un quarante-quatrième monstre. Je tue un quarante-cinquième monstre. Je tue un quarante-sixième monstre. Je tue un quarante-septième monstre. Je tue un quarante-huitième monstre. Je tue un quarante-neuvième monstre. Je tue un cinquième monstre. Je tue un cinquante-et-unième monstre. Je tue un cinquante-deuxième monstre. Je tue un cinquante-troisième monstre. Je tue un cinquante-quatrième monstre. Je tue un cinquante-cinquième monstre. Je tue un cinquante-sixième monstre. Je tue un cinquante-septième monstre. Je tue un cinquante-huitième monstre. Je tue un cinquante-neuvième monstre. Je tue un soixantième monstre. Je tue un soixante-et-unième monstre. Je tue un soixante-deuxième monstre. Je tue un soixante-troisième monstre. Je tue un soixante-quatrième monstre. Je deloggue.
Passionnant, isn’t it ?
Et là où vous allez rire, c’est que je me suis plus amusé à écrire tout ça qu’à buter ces monstres. Du grind, il y en a dans tous les jeux, c’est sûr. Mais ne faire que ça, tout le temps ? J’ai du mal à comprendre. Dans un jeu comme Hellgate, c’est l’addiction au loot qui fonctionne à merveille. Dans Rappelz, je ne vois pas trop à quoi on peut bien se raccrocher. En plus le jeu est moche, même avec toutes les options graphiques à fond. Remarquez, rien ne vous empêche d’essayer, on ne sait jamais. Peut-être que vous êtes pété de thune et que l’idée de passer votre temps autrement qu’en vous décérébrant totalement vous plait ? Ou alors, une fois arrivé au niveau 100, Rappelz devient intéressant ? Si c’est le cas, éclairez-moi de votre expérience, je suis curieux.
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le 15 octobre 2007
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