Deehei Ilir, 3ème jour du Quart 4, an 7224
Il régnait ce jour là, dans les laboratoires high-tech hautement sécurisés de la base impériale, une certaine excitation. Les scientifiques chargés du secteur, principalement composés de physiciens en tout genre, théoriciens, techniciens et xénobiologistes, avaient été avertis quelques jours auparavant de la découverte d’un mystérieux artefact extraterrestre, trouvé lors de fouilles menées par l’équipe de Jeff McBrain sur la planète Messiah . Laissé sur place pour continuer les recherches, Bob Samert, ingénieur reconnu dans ce secteur de la galaxie, avait été chargé quant à lui de rapatrier l’artefact… La pierre de Messiah…. C’est ainsi qu’il l’avait nommée dans son dernier rapport.
Toutes les blouses blanches de la base s’étaient alors disputées la responsabilité des recherches à entreprendre sur l’objet au vu de son importance... De la description qu’ils en avaient reçue, c’était une pierre lisse d’un noir absolu, moulée dans une matière dont les scanneurs n’avaient pu révéler ni l’origine ni sa composition et où des signes cunéiformes inconnus étaient profondément gravés sur l’une de ses faces.
Les yeux rivés sur les écrans de la salle de contrôle, ils attendaient tous impatiemment l’arrivée du Walkiry la transportant, escorté depuis par une trentaine de destroyers de classe Csylb……. La tension était à son comble quand soudainement, un grand flash d’une lumière blanche et bleutée jaillit des frontières du système impérial, suivi par 29 autres plus petits, laissant apparaître une fraction de seconde plus tard le convoi tant attendu. Ils étaient là, enfin !!
Quinze interminables minutes s’écoulèrent encore, le temps pour la flottille de rejoindre la base impériale, de passer tous les protocoles de sécurité pour finir par se parquer dans l’un des hangars qui lui avait été assigné.
Le retour de Bob Samert
Le sas du cargo s’ouvrit lentement, et Bob Samert en sorti quelques secondes après, suivi par une dizaine d’autres personnes ainsi qu’un caisson de stockage pressurisé d’un volume d’environ un mètre cube flottant dans les airs. Ils furent aussitôt rejoints par l’équipe de scientifiques, eux mêmes escortés par plusieurs hommes lourdement armés…. L’un d’entre eux s’avança vers Bob Samert puis s’adressa à lui tout en lui serrant la main...
" Bonjour Sieur, nous vous attendions. Zamthe Dufresne, responsable du département xéno biologie de la base. Nous sommes ravis de votre découverte et attendions avec impatience votre arrivée. Est-ce donc bien de ceci qu’il s’agit ? "
Bob Samert se retourna, contemplant la pierre à travers les épaisses vitres du caisson…
" Oui, en effet. Suivant le protocole en vigueur, nous l’avons stockée dans un environnement pressurisé. D’après les premières analyses que j’ai pu en faire, l’artefact est resté impénétrable à toutes les méthodes de scan que nous connaissons. Le matériau dont il est issu reste inconnu. Néanmoins, l’un des dialectes présent sur la stèle ressemble fort au nôtre et peut-être vous permettra t’il de traduire le second qui n’apparaît dans aucune de nos banques de données. "
Zamthe, tout en se penchant au dessus du caisson : " En des temps immémoriaux, des personnes avaient fait une découverte similaire ayant permis aux linguistes de l’époque la traduction d’une langue oubliée. Ils l’avaient alors appelée la « Pierre de Rosette »… Espérons qu’il en sera de même pour cette découverte car il est toujours important de connaître l’histoire de la galaxie Mankind et des races qui ont pu y vivre. Bien. Ne perdons pas plus de temps en verbiages, nous allons prendre possession du caisson. Des hommes vont vous présenter vos quartiers, vous pouvez désormais prendre congé. "
Les deux groupes se séparèrent ainsi. Bob Samert, songeur, se demanda qu’est-ce qui allait advenir de cette Pierre. Peut-être feraient-ils à nouveau appel à ses compétences à l’avenir et aurait t’il la chance de revoir l’artefact et participer aux recherches.
Zamthe parti rejoindre le laboratoire, pensant à ce qui pourrait résulter de cette découverte. Avec un peu de chance, la gloire l’attendrait alors, si comme pour la grande révolution de l'exploitation du Larium en son temps, il pourrait trouver de nouvelles applications technologiques issues de ce matériau inconnu...