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Lu : UFC - Que Choisir à l'assaut des DRM

Lu

UFC - Que Choisir à l'assaut des DRM

«Un cavalier qui surgit hors de la nuiiiiittttt»

UFC- Que Choisir vient de s'emparer d'un sujet plutôt brûlant, les DRM sur les jeux vidéos, l'obligation (de plus en plus fréquente) de devoir se connecter à internet pour profiter d'un jeu fusse t'il solo ainsi que la présence de bugs lors de la sortie des jeux.

Selon l'organisation de défense des consommateurs ces trois problèmes justifient le dépôt d'une plainte contre quatre éditeurs de jeux vidéos et trois distributeurs (Codesmasters, Warner Interactive, THQ, Bethasda Softworks, Micromania, Fnac Direct et Game France).

Retrouvez ci-après le communiqué réalisé par UFC-Que Choisir qui explique le pourquoi de cette plainte ainsi que l'étude qui sert de support à cette bataille :
 
1. LES ÉDITEURS NE JOUENT PAS LE JEU
Les jeux truffés de bug : Les dysfonctionnements se multiplient et empêchent, de manière inacceptable, l’usage normal des jeux vidéo*(1): arrêt inopiné (le freeze) obligeant le consommateur à recommencer à partir du dernier niveau atteint, ou pire, nécessité de recommencer entièrement le jeu*(2) à cause d’un système de sauvegarde défaillant*(3). Sur ce point, les plaintes se concentrent sur trois éditeurs : EA Games (27% des témoignages), Ubisoft (12%) et Activision (11%).

Les éditeurs vendent chèrement ce qui s’apparente à de simples démos qu’il faut compléter avec des contenus payants.

2. INTERNET : UN PRÉREQUIS LOIN D’ÊTRE LUDIQUE
L’utilisation d’un jeu vidéo exige désormais d’avoir Internet non seulement pour le mode multi-joueurs (jeux en réseau) mais aussi et -cela est plus récent- pour activer le mode mono-joueur, notamment pour télécharger les mises à jour et les correctifs (patch). Si internet devient un prérequis, force est de déplorer le laxisme des éditeurs qui ne semblent pas investir en conséquence. En effet, les défaillances de connexion (impossibilité de se connecter pendant plusieurs heures) ont été signalées spontanément par près de 13% des consommateurs. 10% d’entre eux visent explicitement la plateforme Steam.

3. DES DRM DESTINÉS À TUER LE MARCHÉ DE L’OCCASION
Les jeux vidéo sont de plus en plus attachés à une clé d’activation ou à un pass unique. Ce code lie un jeu et un terminal (ordinateur ou console). Il s’agit d’une forme de DRM*(4) qui pose les mêmes difficultés que celles connues pour la musique ou les films, i. e. impossibilité de prêter et de transférer le jeu. La limitation est parfois bien plus restrictive puisqu’un consommateur ne peut pas utiliser son jeu sur un terminal différent (un autre ordinateur ou une autre console). Cette pratique vise à tuer le marché d’occasion puisque le consommateur qui achète un jeu de seconde main doit investir dans un nouveau code d’activation rendant le jeu ainsi acquis aussi cher qu’un jeu neuf. L’UFC-Que Choisir a d’ailleurs constaté que cette limitation est souvent non ou mal indiquée lors de l’achat du jeu, que ce soit sur le boîtier lorsqu’il s’agit d’un achat physique ou sur le site du cybermarchand lorsqu’il s’agit d’un achat à distance.
 
skyrim

Sans revenir sur les éléments qui en soi sont recevables et dont la suppression ferait surement plaisir au plus grand nombre, il serait intéressant de savoir comment la liste des éditeurs et distributeurs concernés a été élaborée car il y manque plusieurs ténors de l'industrie vidéo-ludique à commencer par EA.

source : site UFC - Que Choisir

Par Arkehyna
Le 29 novembre 2011
3 commentaires

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