S'il y a un aspect de la vie d'un fansite qui est vraiment sympa, c'est la rencontre avec les personnes qui travaillent sur le jeu. Hier soir, j'ai pu passer une bonne heure à bavarder avec Emily Taylor (qui est désormais producteur associé d'EverQuest II) et Massigouel, représentant de la communauté francophone des jeux SOE.
Départ depuis Everfrost, Neeta ma petite Halfeline Beastlord chevauche un immense Pégase en attendant que quelqu'un lui fasse signe. Quelques minutes plus tard, une célèbre Halfeline, Domino, vient la saluer. C'est parti pour un voyage de presse virtuel, une main sur la souris, l'autre sur le combiné du téléphone.
30 millions d'amis
Concernant le Beastlord, je n'ai pas grand chose à ajouter à ce que
je vous racontais il y a quelques jours, ou à ce que
Globul nous décrivait des Beastlord d'EverQuest 1, (pour le moment en tout cas), sinon que j'ai éclaircis le point qui me posait question à savoir que des animaux d'une même espèce peuvent être ou offensifs ou défensifs. Naïvement je pensais que cela changeait en fonction des espèces, et bien pas du tout.

Ville refaite à neuf, idéal investisseurs
La seconde étape du voyage nous emmènera tout naturellement à Freeport qui a subit un sacré ravalement de façade. Nous assistons d'ailleurs à un discours de Lucan D'Lere sur la place des exécutions. Domino résumera la situation en une phrase : " Il revient et il n'est pas content !".


La rénovation consiste d'une part en l'ouverture de toutes les portes (plus de zoning d'un quartier à l'autre) et à un rafraichissement des façades d'autre part (mais pas des intérieurs des maisons des joueurs, "Lucan D'Lere, dira Domino, n'est guère intéressé parce que les gens font chez eux, seule l'apparence / l'extérieur compte."D'ailleurs l'égo démesuré du Suzerain le conduira à faire construire une place à sa gloire, autant dire qu'il n'a pas lésiné sur les moyens.

Un des regrets de l'équipe d'EverQuest II concernant la refonte aura été de ne pas pouvoir faire voler les montures dans la ville. Cela avait été une des choses envisagée dès l'ébauche du projet de reconstruction, mais Freeport (et je pense qu'il en sera de même pour Qeynos) est une vieille ville et il y a trop de recoins, trop de textures à fermer pour que cela soit finalement possible.
De nouveaux personnages à qui parler
Après avoir admiré le renouveau de la ville, nous sommes allés sur les quais, j'avais plusieurs nouveaux personnages à rencontrer tel que le reforgeur qui permet de modifier statistiques et apparence d'armes. Nous avons avons également papoté avec un loueur de Mercenaires (pour rappel le
topo sur les mercenaires d'EQ1). Jeu vieillissant et difficulté à grouper pour des petits niveaux quand le tout serveur est au niveau maximum ont conduit à l'implantation des mercenaires. À la question du coût de l'utilisation de ces PNJ, Domino a répondu qu'ils ont cherché à obtenir un équilibre, à savoir que le coût ne soit pas dérisoire afin que les mercenaires ne prennent pas la place de vrais joueurs, mais en même temps abordable pour un petit personnage qui aurait besoin d'avancer sans forcément chercher de l'aide. À voir à l'usage donc. Ceci dit, les mercenaires sont entièrement personnalisables d'un point de vue vestimentaire, et peuvent être renommés. Sympa pour le roleplay.

Dungeon keeper
Enfin, l'aspect qui m'aura le plus amusé de la visite, et que je me suis empressée de tester avec mes guildies dans la foulée, c'est la construction de donjons.
Depuis la feuille de personnage (touche P), une nouvelle rubrique est disponible : "dungeon maker". Le principe est simple : on choisit une carte (dans la version de base on y trouve entre autre des adaptations de Crushbone ou encore du château de Mistmoore), on choisit un nom pour le donjon et zou on zone.

Une fois sur place, une fenêtre d'outil permet de choisir les monstres, de les nommer, de leur faire dire des âneries, de gérer leur taille et leur déplacement.

Les donjons sont "pré-meublés", mais il est possible de bouger des éléments, d'en enlever et même d'ajouter des objets que vous transportez dans votre inventaire. Bref, vous l'aurez compris, les donjons "à faire soi-même", sont un beau prétexte à faire du housing !
Il est également possible de poser des objets qui vont améliorer les montres présents à proximité. Il sera possible de "gagner" des monstres à poser dans les donjons mais aussi de déposer tout un tas d'objets que l'on trouve sur la place du marché. Ces objets ne s'achètent pas avec du station cash, mais avec des jetons que l'on gagnera soit en faisant des donjons côté aventure, soit en créant des donjons (le créateur reçoit une commission quand son donjon est utilisé).
Une fois le donjon préparé avec amour (ou machiavelisme), il suffit de le publier pour que chaque aventurier de Norrath puisse s'y essayer. L'aventurier en question trouvera la liste des donjons via le menu EQ2. Le principe est alors très proche de celui de classement des maisons. Les aventuriers pourront noter le donjon selon deux critères. Le vote sera d'ailleurs obligatoire pour ressortir du donjon et c'est à la sortie que le joueur recevra ses jetons. Bref, la mission est simple : trouver la sortie.
Décidément, je deviens championne des niouzes de 3km de long, merci si vous avez tenu jusque-là.
C'était donc en résumé le contenu d'une heure en charmante compagnie et j'en profite pour remercier Domino et Massigouel ! Ya plus qu'à voir en jeu tout ce que cela donne concrètement.