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On veut roleplay ! On veut roleplay ! Comme au bon vieux temps des JdR,qui n'est pas mort d'ailleurs. Mais de quoi il parle lui ? Qu'est ce que c'est que tous ces termes barbares ? Bon... Laissez-moi reprendre depuis le début. |
Toute ma jeunesse
Qui ne connaît pas Donjons&Dragons, le plus ancien et pas forcément le plus respecté des jeux de rôles ? (en tout cas, pas par moi. D20, caca !) Créé par Gary Gygax en 1974, il s'agit d'un des premiers systèmes, héritiers des wargames avec figurines, permettant à un maitre de jeu de faire vivre une aventure scénarisée à une bande d'amis réunis dans la cave des parents. Durant les années 80, le jeu de rôle devient populaire en France avec, aux côtés de D&D, des produits comme l'oeil noir, Warhammer, le jeu de rôle de la Terre du Milieu, Shadowrun, et de nombreux autres produits de plus en plus variés et originaux. Inutile de faire du Wikipedia ici, entre les différents genres, ambiance, et système de règles, on pourrait en tartiner des pages. Si je rajoute de la nostalgie sur le bon vieux temps de Casus Belli par dessus, ça va pleurer dans les chaumières. Non, non, passons plutôt à l'informatique avec les jeux vidéo que nous connaissons bien.
Une bande d'aventuriers à moi tout seul
D'un loisir de nerd à un loisir de geek, il n'y a qu'un pas de mouche. Le RPG avait toute sa place sur Amiga, Atari, Apple, PC et autres... dans une version adaptée bien entendu. Né avec des titres comme Might&magic, Wizardry, Ultima, le genre donne naissance à quelques produits cultes comme Baldur's gate, Morrowind ou, of course, Fallout. Dans la virtualisation, le RPG perd donc son Maître de Jeu ; la progression de son ou de ses personnages (lorsque le gameplay vous demande de gérer un groupe de plusieurs aventuriers) se réduit à quelques heures plutôt que sur des mois de séances de JdR ; et les vannes autour de la table se transforment en vannes dans des Questionnaires à Choix Multiples. Déjà à l'époque, les Vrais Rôlistes ne manquent pas de remarquer que tout cela est «très bien, mais ce n'est pas du vrai jeu de rôle », alors que personne ne prétendait le contraire. Notons aussi l'opposition RPG occidentaux et RPG asiatiques, ces derniers étant largement moins influencés par le passé D&Desque du genre. Sur console, l'exploration, la narration et les combats tactiques sont privilégiés. Sur ordinateur, on recherche la liberté d'action, les dialogues interactifs et les options de résolutions de problèmes (conflit, diplomatie, subtilité).
Ni jeu ni Maître
Le vrai RPG sur PC se fait rare, on trouve plus souvent des RPG action, aussi appelé Hack&slash, un genre glorifié par Diablo à l'époque et très controversé par les rôlistes. En effet, il est peu fréquent qu'un titre de ce style propose des dialogues QCM ou des choix autres que défoncer les rotules des gens à coups de marteau. Ces jeux doivent leur appellation RPG à l'évolution des personnages, à leur spécialisation tactique et à la gestion de l'inventaire. A l'époque et surement encore maintenant (mais on les écoute plus), les puristes ne pouvaient pas associer action et RPG sans avoir des boutons. De nos jours, même Bethesda réussit à imposer un nouveau système de combat à base de pauses pour Fallout 3 sans que les fans se suicident en avalant des capsules de Nuka Cola. Bref, place aux MMORPG, les désormais incontournables jeux de rôle massivement multijoueurs. Un univers persistant oblige les développeurs à le rendre statique pour que tous les clients accèdent au même contenu, et le scénario reste souvent ouvert pour les futures extensions. Là encore, on perd des éléments par rapport au JdR traditionnel. Tout en gagnant des mécanismes qui pourraient s'en rapprocher. Après tout, on peut enfin rencontrer des gens et « jouer un rôle », non ? Hum, c'est plus compliqué que cela.
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