
par Fumble
| Les free to play (F2P, ces MMO sans abonnement mais avec item shop), on en parle pas mal, mais qui y joue vraiment ? La communauté F2P est-elle différentes de celles des MMO classique et la guerre aura-t-elle lieu ? |
Il y a quelque temps, je compilais ce que nous savions sur les F2P avec l’aide de deux acteurs du domaine. On parlait business model, gameplay et avenir du genre, mais très peu de la communauté. Pourtant elle est là, elle existe… Elle me surveille tous les soirs, quand la nuit tombe, en attendant que je fasse une erreur pour me sauter au coup et me sucer le sang. Ah non pardon, je confonds avec mon voisin. C’est un vampire, je le sais. Bref. Qui joue au F2P et pourquoi ?
Pour être en forme...
La première raison qui vient à l’esprit, c’est évidement celle du coût : un F2P on le télécharge gratuitement et on y joue tant qu’on veut. La majorité des joueurs n’achèteront jamais rien à l’Item shop, c’est un fait. Et c’est vrai parce que cette majorité ne s’investira jamais assez pour ressentir le besoin d’acheter quoi que ce soit. En vérité, le F2P est un genre de MMO apéro, on le grignote, on goûte, et on passe à un autre bol. Le genre F2P s’avère idéal pour les amateurs de découverte, ceux qui se lassent vite d’un titre et cherche toujours quelque chose de nouveau.
Vous resterez bien un peu ?
Néanmoins, on peut quand même s’attacher à un F2P. Ces derniers proposent souvent un contenu PvP fait pour cela, si possible avec des affrontements de guildes et la possession de château, ville, etc. Dans ces cas là, l’intérêt du F2P est de pouvoir facilement passer de l’un à l’autre pour trouver son bonheur, mais il faut tout de même être motivé, car ces mécanismes sont en général atteignables après une bonne petite partie de grind intense.
Semaine super promo !
Pour les F2P ne possédant pas de mécanismes de PvP intense, l’intérêt est maintenu par des events fréquents ; parfois roleplay ou simplement en offrant des bonus d’xp ou de loot. L’idée n’étant pas de fidéliser le client, mais de le faire revenir le plus souvent possible. Car comme je le disais, le joueur de F2P est nomade : c’est en général une large collection d’icône de jeux qu’il possède sur son bureau. Difficile donc de le restreindre à un titre, mais autant rester dans son top des favoris, non ?
Pas de miracle financier
Les détracteurs des F2P ont aussi tendance à fustiger les communautés de ces titres car sans abonnement, c’est la porte ouverte à tous les « kikoolols » qui n’ont pas besoin de carte bleue pour jouer. Personnellement je trouve cet argument totalement à côté de la plaque. Les kikoolol jouent aux jeux qu’ils ont envie de jouer, cartes bleues ou pas. N’allez pas me dire que World of Warcraft en est protégé par son abonnement ! C’est avant tout le gameplay qui filtre la population sur un MMO, pas les moyens de paiement (qui en plus se diversifient de plus en plus).
Le truc en plus
Bref, l’image de « jeu apéro » colle assez bien au F2P à mon sens, en attendant que le genre se développe en quelque chose de vraiment profond. Certains de ces titres offrent des idées originales, des options inédites, un design étonnant… Alors, comme je le dis à chaque fois que j’écris une preview ou un premier pas de F2P : essayez donc, vous ne perdrez rien.
Fumble
le 25 avril 2008
24 commentaires
Dark Age of Camelot
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