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Preview : Torchlight 2 fera t-il trembler Diablo III ?

Preview

Torchlight 2 fera t-il trembler Diablo III ?

«Nos impressions sur la beta»

Torchlight 2 fera t-il trembler Diablo III ?



L'été approche et avec lui la sortie tant attendue de Torchlight 2, le jeu qui assume son mode super-bourrin et qui promet quelques bonnes heures de fun.


Un jeu qui a de solides racines

Commençons cette preview par un petit résumé de la situation.
En 2008, la société Flagship Studios s’éteint après cinq petites années d'existence. Ce studio fondé par d'anciens membres de Blizzard North (les créateurs de la série Diablo) Max et Eric Shaefer, ainsi que Bill Roper, entre autres, a échoué.
Parmi les anciens employés de Flagship, l'équipe qui s'occupait initialement de Mythos (un Action-RPG Online) décide de continuer l'aventure vidéoludique et fonde Runic Games. Ils sont quatorze.

Leur premier jeu ? Torchlight ! Un hack&slash (ou Action-RPG comme on dit de nos jours) à l'ancienne, très similaire à Diablo premier du nom dans sa structure. Ce premier jeu est un succès et malgré ses défauts et surtout, son manque de multi-joueurs, il s'écoule à plus d'un million d'exemplaires et se décline aussi sur XBOX 360.



La porte était donc grande ouverte pour accueillir une suite, sobrement nommée Torchlight 2. Ce nouvel opus est bien plus ambitieux (l'équipe de développement ayant doublée pour passer à trente) : un véritable monde ouvert séparé en trois actes (un seul acte étant aussi « grand » que le premier Torchlight), quatre nouvelles classes, des événements aléatoires, un background plus fouillé et surtout du multi-joueurs !


Premiers pas, premières comparaisons

Devenu un total fanboy de Torchlight malgré quelques réticences au début, j'ai pu poser mes doigts fébriles sur la beta qui s’est déroulée du 18 au 22 mai dernier. Tout en refrénant mon ardeur (achetez-le !), je vais essayer de vous faire part de mes impressions le plus objectivement possible.

On regarde une nouvelle fois la cinématique d'introduction (réalisé par Klei Entertainment), on passe la nouvelle interface du menu (c'est joooli) et on créé son personnage ! Cette fois-ci, nous avons droit à un minimum de personnalisation : choix du sexe, du visage, de la coiffure, de la couleur de peau. Même choses au niveau des compagnons, qui sont cette fois-ci au nombre de huit.

Passons au vif du sujet.
Premier point à noter, les temps de chargement qui étaient tout de même un peu longs sur Torchlight ont vraiment été améliorés. Voilà un bon départ.



Graphiquement, c'est du tout bon. Les textures ont gagné en finesse et accentuent le côté fait-main de l'ensemble. On remarque la même chose en terme de modélisation. Le monde regorge de détails en tout genre (tonneaux et caisses éventrés, maisons en ruines, barrières défoncés, etc.) et chaque zone à son ambiance propre. J'ai particulièrement apprécié le mini-donjon à l'ambiance pirate que l'on parcoure suite à une quête. Et chaque mini-donjon (qu'il soit aléatoire ou non) bénéficie du même travail. On s'arrête souvent pour admirer le boulot des graphistes et c'est tout de même assez rare dans ce type de jeux. Si vous avez aimé l'ambiance du 1, vous allez adorer le 2.

Petit coup d'œil sur l'interface qui s'est bien améliorée également. On retrouve l'habituelle barre de raccourcis, les globes de vie et de mana, l'icône de notre familier et les différentes pages d'inventaire/statistiques/arbres de talents qui ont toutes subi une refonte les rendant plus lisibles, notamment la page de statistiques de votre personnage. Les buffs et debuffs sont enfin visibles à l'écran ainsi que leur durée ! Par contre, vos invocations ne sont toujours pas visibles et ça, c'est plutôt dommage).


Un gameplay qui déménage

Au début de l'aventure, on retrouve une connaissance du premier opus, le Destroyer. C'est lui qui nous donne notre première quête : « Poursuivre l'Alchimiste » (vous avez dit Diablo 2?).
Bref, il est temps de taper. J'ai tout d'abord commencé par l'Outlander, l'équivalent de l'archer qui est aussi efficace à distance qu'au corps-à-corps (en combinant un pistolet et une arme de mêlée par exemple). Notez tout de même qu'il encaissera moins bien qu'une vraie classe dédiée au corps-à-corps comme le Berserker ou l'Engineer.



En terme de gameplay, on retrouve les mêmes sensations que Torchlight en mieux ! Ça tire et ça explose dans tout les sens. La nouvelle barre qui se charge à mesure que vous tuez des monstres rend l'action encore plus frénétique ! Pour autant, la difficulté est toujours présente et il est conseillé de ne pas courir comme un dératé au milieu de vos ennemis sous peine de vous retrouver submergé et de mourir lamentablement. À ce propos, pas de changement au niveau de la mort : gratuite quant on retourne en ville ou moyennant finance et expérience si on veut rester dans le coin.
Au niveau du bestiaire, on retrouve du connu issu de Torchlight 1 et pas mal de nouvelles têtes que l'on prendra plaisir à découper/brûler/écraser.

Torchlight 2 bénéficie aussi d’événements aléatoires sous forme de PNJ donneurs de quêtes principalement, mais pas que. En tout cas, ils sont tous bien amenés et s’intègrent parfaitement dans l'univers. Certains sont moins visibles que d'autres, n'hésitez pas à fouiller chaque zone de fond en comble.

La progression de votre personnage reste, là encore, sensiblement identique à celle du 1. Chaque nouveau niveau vous octroie cinq points de caractéristique à distribuer comme bon vous semble et un point de compétence. Sans oublier le système de « Fame » que l'on gagne en accomplissant des quêtes et en tuant des monstres rares et qui lui aussi vous donne un point de compétence à chaque avancée.
Ces points de compétences vont vous permettre de débloquer de nouveaux sorts et cette fois-ci, pas de compétences communes à chaque classe. Tous les arbres de talents sont propres à chaque classe et les compétences sont débloquées par palier de niveau, ainsi que la séparation en trois branches. D'ailleurs, à l'heure ou vous lirez ces lignes, les arbres de talents sont encore en train d'être modifiés par Runic. Notamment par l’ajout de nouveaux effets à mesure que vous investirez des points dans un sort, là aussi, avec un système de palier.



Un mot sur la partie multi-joueur en LAN (et oui, ça existe encore) ou via Internet. Chaque partie peut accueillir jusqu'à six joueurs et la difficulté s’adapte en fonction du nombre de joueurs dans la partie. Lors de la création, vous pouvez choisir la tranche de niveau, la difficulté de départ, de réserver l'accès à vos amis seulement (sans mot de passe) ou de mettre un mot de passe. Toutes les parties sont visibles dans un salon ou un simple double-clic sur la partie choisie vous propulsera instantanément en jeu. Et à vous les joies de la découpe en groupe !


En conclusion, Torchlight mérite amplement son numéro 2. Runic ne s'est pas contenté de reprendre les mêmes classes que le 1 et d'apporter quelques petites améliorations de-ci de-là. On note une réelle ambition du studio qui a vraiment pris en compte les attentes de la communauté.
L'univers est plus riche, les sorts sont beaucoup plus funs, les effets spéciaux sont encore plus impressionnants, le monde est plus grand, vous pouvez prendre n'importe quel superlatif et il s'appliquera sans peine à Torchlight 2 !

 
DulKom

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