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Maxis : Sim City 2013 : premières impressions

Maxis

Sim City 2013 : premières impressions

«Pour les Maires en devenir»

Premières impressions sur le cru 2013 de Sim City


Amateurs de jeu de gestion en tout genre et plus particulièrement du rôle de Maire, avec tout ce que cela implique de contraintes (se taper la kermesse de l'école du coin), comme d'avantages (porter le bandeau tricolore), vous surveillez probablement Sim City cinquième du nom avec grand intérêt !

J’ai eu l’opportunité d’accéder à la tant attendue et tant médiatisée « Closed bêta » de cette mythique simulation urbaine. Pourquoi tant médiatisée ? Parce qu’elle fait l’objet de la part d’EA de beaucoup de blabla marketing sur les réseaux sociaux et sur de nombreux sites qui ont eu l’occasion de faire gagner des clefs à la pelle. Curieux pour une bêta « fermée » n’est-ce pas ? Et bien pas tant que ça, en réalité il ne s’agit pas réellement d’une bêta ! Explications.
 

Le tutoriel : rattraper les conneries du Maire précédent, aussi communément appelé « boulet ».


Après un téléchargement relativement sans douleur, c’est non sans excitation que j’arrive dans le menu du jeu après une jolie intro à la musique entraînante. Connaissant les habitudes de Maxis en matière d’accessibilité, nous commençons immédiatement par un petit tutoriel ! Et ce n’est pas de refus !

Vous débarquez dans une petite ville paumée dont j’ai déjà oublié le nom, et apparemment un cataclysme a eu lieu il y a peu. Ah non, au temps pour moi, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle mais bien les stigmates de la gestion du précédent Maire, qui a dû faire ses armes de politicien dans une entreprise de démolition à en juger par l’état de la ville …

À partir de là vous êtes guidé de A à Z par une nana du coin qui ne fait que se plaindre et faire pression sur vous pour tout remettre en état. Le tutoriel est méga dirigiste, on l sent bien la poigne de Maxis, mais c’est un passage obligé pour vous expliquer les fondamentaux. En effet il y a de nombreux paramètres à prendre en compte, et à la fin vous vous sentirez un peu submergé d’informations. Mais de prime abord les menus sont très bien foutus, pas envahissants et néanmoins très complets pour ceux qui veulent toujours plus de détails.
 

Rome ne s’est pas faite en un jour… Non elle a dû se faire en 1h !


Maintenant c’est à vous ! On vous dépose sur un lopin de terre qui possède un petit bout de forêt à l’ouest et qui est bordé par la mer à l’est. Sympathique comme tout !

Vous commencez évidemment par les routes ! Sans routes, pas de bâtiment ! À croire que les Sims ne sont pas capables de faire du camping sauvage. Bref, vous avez différents types de route, de la petite chaussée de mauvaise qualité, à l’équivalent de l’autoroute. Vous reliez donc la sortie de l’autoroute à votre parcelle. Première nouveauté, et non des moindres, vous pouvez faire n’importe quoi avec le tracé de vos routes ! En sélectionnant au choix, la ligne droite, les courbes légères, le cercle ou carrément le tracé libre ! Finies les villes à l’Américaine et leurs allures de base militaire !

Je me suis donc évertué à faire une belle route à deux voies (qui sera mon axe principal), bordé de routes assez larges qui forment des parcelles carrées (je mettrai là-bas des usines). J’ai gardé le meilleur coin, celui qui est boisé, pour ma zone résidentielle que je choisis de faire en tracé libre avec une petite route. Il y a déjà un petit côté Wisteria Layne !
 
Des routes circulaires !

Après les routes, vous vous attaquez au cadastre, basiquement trois couleurs : vert pour les habitations, bleu pour les commerces et jaune pour les industries. À vous de placer ces différentes zones. Attention de ne pas placer de zones résidentielles trop près des industries ! Tout au long de la partie vous devrez y revenir pour répondre aux différents besoins.
Petite anecdote : Maxis a crée des filtres pour daltonien après avoir constaté que certains joueurs agissaient de façon illogique avec leurs zones de couleur. En plus, vous trouverez des filtres sympa pour avoir un côté vintage à votre ville, ou un côté plus froid. Il y en aura certainement un à votre gout.

Ensuite vous devez penser aux fondamentaux : énergie et eau. Pas farouche aux projets écologiques, je me décide pour de l’éolien. Et pour une simple pompe et un réservoir pour alimenter ma future peuplade en eau. Très vite vous découvrez que chaque bâtiment est « personnalisable », vous cliquez dessus pour l’éditer et vous pouvez ajouter des choses inutiles comme des pancartes, drapeaux ou autre et des extensions qui elles, sont utiles. Par exemple d’autres éoliennes pour ma petite centrale. Tout fonctionne ainsi et c’est un vrai plaisir de faire évoluer et grossir ses bâtiments en fonction des besoins. Besoins consultables en temps réel avec la réaction de vos habitants mais aussi à l’aide de nombreuses cartes et données (le budget notamment).
 
La personalisation des bâtiments

Après cela les Sims commencent à affluer et tout s’accélère, il faut penser à l’éducation, très vite la santé devient primordiale tandis que vous constatez qu’une usine de traitement des eaux usées est nécessaire. Alors que vous pensez avoir un peu de répit il vous faut financer un centre pour les déchets.
La ville grandit, il faut plus d’industries et plus d’habitants pour faire marcher vos commerces ! Et tout d’un coup, une usine en feu ! Il faut que j’achète une caserne de pompiers ! Mon ingérence en matière de risque d’incendie est directement visible. Ha ! C’est quoi cet amas de gens autour de la marie ? Quoi ? ! L’école est déjà bondée ? Ok, me voilà bon pour claquer 10 000 balles pour des classes supplémentaires ! Hein ? Il faut des bus en plus ? ! Ok, je vais placer des arrêts dans les quartiers pour le bus scolaire…
Ensuite des habitants commencent à vous donner des petites missions pour ajouter un peu de piquant. Tandis qu’une commerçante me demande un aéroport (rien que ça !), une autre veut un monument culturel pour attirer des touristes. Calm down, calm down ! J’en ai un autre qui demande si je peux soigner plus de gens et agrandir ma clinique ! Je vais aller faire un tour dans la région pour cette histoire d’aéroport et jeter un œil à mes voisins (la composante online est l’une des clefs de voûte de cet épisode).
 
La Mairie et ses manifestants !

J’arrive sur une carte plus grande, je vois ma ville de loin. J’aperçois une zone arrondie qui est le lieu où les grands projets communs sont possibles (aéroport international notamment). Malheureusement je n’ai pas de voisin ! Il y a bien deux emplacements de libre pour deux autres villes mais personne. Moi qui croyais jouer en ligne ! Et je ne peux même pas prendre possession des lieux pour diriger moi-même une autre ville. C’est écrit : «Non disponible pour la bêta ».
À partir de là je commence à me rendre compte que cette fameuse phrase se trouve partout ! Un hôpital pour remplacer ma petite clinique ? Non disponible. Un centre de recyclage pour éviter la pollution dans ma ville ? Non disponible ! Un monument culturel ? Non disponible ! C’est comme ça pour 70% des constructions du jeu. Ok, dommage, je vais donc faire avec ce que j’ai…
 
Un aperçu de la région

Dans ma ville ça commence à être l’effervescence ! Beaucoup plus de circulation, je ne regrette pas mes grands axes principaux, mon casino amasse un paquet de fric malgré la criminalité qu’il engendre, j’ai dû placer un commissariat à côté du vendeur de donuts ! J’ai toujours un truc à regarder, à améliorer, à construire, c’est la course ! Je vais construire un hôtel en plus pour conserver mes touristes plus longtemps...

Ah ! Qu’est-ce que ?! « Merci d’avoir joué à Sim City ! ». Hein ? C’est fini au bout d’une heure de jeu ?! Attends, c’est quoi ce chargement ? La page de précommande évidemment ! Là, on retrouve le marketing d'EA en action qui propose le jeu à 80€. En même temps si une entreprise était là pour être philanthrope, on l'aurait remarqué.
- "Heu, merci mais je vais y réfléchir d’abord…
- J'insiste monsieur, vous venez de jouer à notre jeu, vous devez acheter l'édition deluxe à 79.99 euros, une affaire en or puisque elle contient des styles architecturaux Européen comme Paris, Londres ou Berlin !
- Je... heu... Laissez moi tranquille !"
 

Conclusion : On relance la campagne électorale ! Où est ma secrétaire ?


Il faut l'admettre. Malgré ce côté marketing assez voyant, on a envie d’y jouer à ce Sim City ! Et pas seulement avec les 3 pièces du puzzle ! Il ne s'agissait pas vraiment d'une "closed bêta" mais plus d'un stress test déguisé en démo jouable. C’est là que le marketing d’EA est très fort. On vous coupe en plein élan, alors que votre ville est en pleine mutation et que vous êtes littéralement absorbé par toutes les tâches à accomplir ! C'est un peu rude mais probablement très efficace pour donner envie aux gens d'acheter le jeu.

Pour conclure et avec le peu auquel j’ai eu accès, je dirais que le jeu est tout de même très prometteur. Le nouveau moteur avec sa vraie simulation presque « organique » de l’évolution d’une ville et de ses habitants est fabuleux. Facile d’accès mais pourtant très riche, il permet beaucoup de possibilités et de personnalisations. C’est là que Maxis a toujours été très bon, proposer l’accessibilité mais avec un niveau de complexité derrière. Quel pied de se promener dans sa ville (le zoom est d’ailleurs assez impressionnant) et de la regarder telle une véritable petite fourmilière. Ça grouille de vie et d’animations ! À noter que chaque habitant a sa propre vie, ce n'est pas juste de la déco pour faire semblant ! Non, il va au travail, rentre chez lui, va se divertir... etc. Techniquement c’est joli et le niveau de détails est saisissant, rien à redire sur les performances du moteur du jeu. Ma session n’a pas été entachée par des ralentissements, ni même par des bugs. Cela donne plus l'impression que le jeu est prêt à sortir et qu'il n'a plus vraiment besoin d'une bêta mais ça, c'est un autre débat.

Pour revenir à Sim City, on ne s’ennuie pas une seconde. En plus des nombreux paramètres à gérer vous avez tous ces petits objectifs secondaires donnés par vos Sims, qui vous permettent de gagner du fric. Il faut ajouter à cela toute la partie multijoueur (non testée ici donc) qui promet des interactions intéressantes (échange de services, mais aussi partage en tout genre, y compris de la criminalité ou de la pollution).
De plus, le développeur organisera des petits events temporaires, des objectifs à atteindre seul ou main dans la main avec ses voisins (des inconnus ou vos amis, à vous de voir). Et des classements seront donc disponibles pour voir quelles villes ou régions ont réussi. Voilà qui promet d’être passionnant ! Verdict le 7 mars, il reste encore un peu de temps aux développeurs pour équilibrer le tout, cela va s’avérer primordial étant donné l’importance du multi.
 
Thaerim

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