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Preview : Preview de F1 Online

Preview

Preview de F1 Online

«Les studios Codemasters se lancent dans la course F1 via browser web. A vous de défier Sébastien Vettel ou Lewis Hamilton sur des circuits comme Monaco.»

Montez à bord d'une machine de précision, un bolide aérodynamique !


 
Les studios CODEMASTERS nous ont reçus cette semaine pour tester leur futur hit F1 Online. De quoi pourrait bien parler ce jeu allez-vous me dire ? Vous ne le devinerez jamais. C’est un jeu de course avec des formules 1, des écuries de voitures connues et des noms de pilotes qui vous sonneront à l’oreille même si vous n’êtes pas un féru de ce sport automobile. Personnellement je fais parti de cette catégorie de personnes. C’est donc l’âme pure que je suis parti essayer ce jeu. Enfin l’âme pure, je n’ai jamais accroché aux jeux de F1 sur console et le délire du gros volant avec pédalier et boitier de vitesse sur Pc m’a toujours échappé. Vous allez donc avoir le ressenti d’un joueur qui n’accroche pas à ce genre de jeu généralement et qui n’est pas un pro du volant numérique au plus proche du monde professionnel.


Premier pas dans un monde de boulon et d'huile

Parlons d’abord de l’univers qui entoure la course en elle-même. Vous aurez donc le choix avec douze écuries, Renault, Ferrari et toutes les autres célèbres dans le jeu. Mais free-to-play oblige certaines ne seront déblocables que par micro-paiement ou grâce à de longues actions de jeu qui donneront des points pour les obtenir. L’autre optique de démarrage c’est de monter soit même son équipe, option que l’on vous conseille après avoir maitrisé les rouages du jeu.
 
 

Le nom d'écurie on a ! Qu’est ce qui nous manque maintenant ? Oui une voiture de course ça peut le faire. Va falloir personnaliser un peu votre coque, couleur et casque pour en faire ‘votre’ voiture. On retrouvera encore ici les options payantes et celles déblocables sur le long terme mais il faut reconnaitre qu’à la base il y a déjà pas mal de choix. Là où ça devient intéressant c’est donc dans la partie technique, comme le moteur, les ailerons, les ailes et le fuselage qui vont avoir un impact sur les caractéristiques de votre bolide de course. Passant de classe U à C, B, A et S les niveaux de compétences de matériel sont nombreux car ils sont encore divisés en sous catégories comme C9- C8 etc.. La route est longue pour atteindre le S1 partout, heureusement vous êtes dans le monde de la F1 et ça ne vous fait pas peur les grandes distances.
 
 

Pour compléter l’univers à son maximum les développeurs ont même abordé l’aspect humain de l’équipe de votre stand. Vous pourrez monter votre propre ville où s’épanouiront toutes les petites mains de votre staff. Plus il y aura d’immeubles, plus vous aurez de monde. Plus vous construirez de centres de recherche, plus ils seront performants et feront de meilleurs éléments pour votre voiture. C’est tout un petit monde à la SIM CITY, mais sans la gestion des impôts et des catastrophes naturelles, qui vous attend. Le monde de la F1 c’est avant tout une aventure humaine. Voilà un peu le message de cette partie du jeu qui permet au passage de placer une sorte d’artisanat (ce qui n’est pas plus mal non plus pour le studio et les micro-paiments vous l'aurez deviné).
 
 

Mais tout ça colle bien ensemble, on a un univers qui vous emporte assez rapidement et je ne vous le cache pas je reste assez satisfait de cette partie qui n’est n’y trop lourde n’y survolée. On peut s’y consacrer vraiment ou laisser couler mais en tout cas l’idée n’est pas mauvaise. C’est vrai qu’il était difficile de trouver une autre manière d’aborder la gestion d’équipe dans le jeu.
 

Vrouuuuuuuum, vrouuuuuuuummmmmmm!!!

Passons au centre névralgique du titre, le côté qui fait crier les moteurs et hurler les plaquettes de freins : la course ! Le jeu étant sur une plateforme web vous vous demandez comment vous allez piloter une voiture ? Beaucoup penseront à un écran Flash mais non, les studios ont opté pour le module Java UNITY. L’avantage certain du Java c’est son portage sur de multiples plateformes mais, par expérience, son inconvénient reste sa lourdeur et ses plantages fréquents. Là ça tient. Nous n’avons pas pu jouer des heures non plus mais ça ne gêne pas, on installe le module et ça tourne sans plus jamais poser de questions. Nous voilà donc avec une interface riche qui permet de faire de la 3D et des animations à faire pâlir nos premières consoles portables. À ce moment de la découverte le stress monte car j’ai toujours été une quiche pour piloter de façon convenable une voiture dans un jeu de simulation de course. Oui je fais partis de ceux qui prennent l’option automatique pour la boite de vitesse je le confesse... Toutefois je comprends vite que je n’aurais pas ce souci car le gameplay choisi est tout autre et très risqué aussi. Je pense en particulier aux joueurs qui eux aiment vraiment le pilotage au plus proche de la réalité. En effet vous piloterez votre F1 à la souris.
 


 

‘Sacrilège, calomnie’ oui je vous entends derrière vos écrans (mais je traduis en des termes répétables). J’ai eu aussi cette impression au départ, comment on peut s’amuser à un jeu de course en y jouant à la souris ? Vous ne me croirez surement pas tant que vous ne l’aurez pas testé mais ça fonctionne très bien. On est en vue du dessus (un peu à la micromania de super nes pour les old school gamer), légèrement oblique et on doit pointer à la souris la partie de la piste sur laquelle la voiture doit aller. Avec le bouton gauche on accélère, le droit on freine, la touche espace donne un boost, Backspace remet la voiture sur la piste quand on est collé au mur (ben ouais pas de marche arrière forcément) et la touche D donne une option RDS dans les zones spécifiques.
 
 

Le tutorial de démarrage est très bien fait et permet de se mettre dans le bain rapidement, une fois qu’il arrête de gérer le freinage pour vous on comprend tout de suite qu’il va falloir bien négocier ces virages et que l’ABS va faire parti des premières options à améliorer. Bizarrement après une première impression un peu effrayante sur la manière de jouer et bien on se concentre. On prévoit les virages. On gère son boost et on est pris dans le jeu. Cela fonctionne bien. Je ne vous cache pas que l’on est loin d’une vraie simulation de course et que l’on est plus proche d’un bon jeu de voiture à l’ancienne mais le fun est là. Justement pas de prise de tête avec les vitesses ni la gestion de l’état des niveaux d’huile ou autre. C’est un parti pris mais le jeu ne s’annonce pas non plus comme la révolution de la simulation de course. C’est plus comme un jeu qui en utilise son univers et propose de s’amuser dans des courses simples mais qui demanderont de la pratique, des améliorations de sa voiture, de son staff et de se confronter à des potes.
 
 

Car là c’est le point crucial du jeu, nous avons pu jouer avec un groupe de 6 joueurs en tout dans la même pièce et croyez-moi ça chambrait bien. Le premier qui lève les bras au ciel une fois la ligne passée. Ceux derrière qui crient ‘je vais te bouffer’. Celui qui se mange le mur dont je tairais les expressions ici. On s’amuse sans se prendre la tête et ça fait du bien. Les derniers veulent une revanche directe, le premier relève le défi et c’est reparti. J’imagine qu’avec un groupe d’amis proches cela doit être encore plus sympa.

Arrêt au stand technique

Graphiquement le jeu est simple, les graphismes des voitures et des décors ne sont pas à la pointe vu le moteur du jeu UNITY mais c’est tout de même beau et on n’a pas l’impression de faire face à un jeu qui a 15 ans. Par contre le truc que j’aurais bien aimé c’est une meilleure gestion des collisions car là il n’y en a tout simplement pas. Si vous rentrez dans une voiture adverse vous vous collez l’un à l’autre avec des effets de décalages graphiques de votre voiture mais sans plus. Pas de grand crash de prévu pour les démarrages de course, dommage c’est ce qu’il y a de meilleur dans la F1 ça, c’est comme les chutes en patinages artistique, on regarde presque que pour ça. J’avoue que lancer un boost pour rentrer dans la voiture qui vous barre la route et l’exploser ça aurait été marrant. Reste que cela n’est pas le but du titre. On est là pour compléter ses objectifs (très nombreux et tous différents pour chaque écurie), avoir une voiture performante et jouer les classements dans un futur championnat mondial qui promet de grandes soirées de stress pour ceux qui vont s’y investir.
 
 


On sort le drapeau damier

En résumé de ce que l’on a pu tester le jeu est prometteur pour la partie fun. Les aficionados de la conduite de simulation seront déçus du manque de réalisme dans la conduite de votre bolide de course mais retrouveront tout de même les sensations de la victoire et du plantage de voiture dans les décors. Offrant une approche simple et pour tout publique, le titre permettra de passer de nombreuses heures pour obtenir la meilleure voiture, avec un tunning personnel et avoir le staff le plus en vue du monde de la course. À vous d’être le meilleur pilote possible dans ces conditions et de défier vos amis ou collègues pour un moment de détente sympa. Ce n’est pas le jeu de course que l’on attend forcement mais on s’éclate le temps d’une piste et ça fait du bien. Verdict : Fun ! Pas de prise de tête, pas le jeu du siècle non plus mais de bonnes heures de défis avec ses amis en perspective.
SAEBA


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