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Guild Wars 2 : Mr Étincelle, un conte Asura

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Guild Wars 2

Mr Étincelle, un conte Asura

«Petite histoire sur l'origine de la lore des Asuras par Jeff Grubb. Traduit par Vargas.»

Mr Étincelle, un conte Asura

par Jeff Grubb


Voici l’histoire derrière l’histoire:
Les fans ont vu beaucoup d‘arts conceptuels. Ceci est une histoire conceptuelle, écrite il y a trois ans, lorsque nous explorions les personnalités des personnages de Guild Wars 2. Beaucoup de ces histoires conceptuelles ne sont plus d’actualité, mais celle-ci - au sujet d’un artificier Asura et de son assistant Sylvari - a tenu bon. Il n’y a eu qu’un seul changement: A l’origine, le nom de l’Asura était Gyxx - il devait être l’Asura icône du jeu, avant d’être remplacé par Zojja - mais nous avons pris ce nom pour le chef du Prieuré de Durmand. En dehors de ce changement de nom, l’histoire se maintient telle qu’elle fut écrite en 2008.

Pourquoi est-ce que ce conte est important? Il raconte l’histoire de Mr Etincelle. Ce personnage reviendra de nouveau plus tard dans notre conte - mais cette histoire est pour un autre jour…

"
‘Flumox, est tu réveillé?’ demanda Sareb.

‘Est ce que j’ai l’air réveillé?’ répondit l’Asura en ouvrant un œil.

Le sylvari mâle l’observa sévèrement, comme s’il s’ attendait à un piège. Puis il acquiesça. ’Oui.’

‘Alors je dois être réveillé.’ Grommela-t-il, en laissant échapper un soupir frustré. ’Pourquoi est ce qu’on ne bouge plus?’

‘Il y a un problème.’

‘Le chariot ne bouge plus, il fait froid dehors, et tu m’as réveillé de ma sieste,’ dit Flummox, s’aidant de ses coudes pour se redresser, un œil toujours fermé en un espoir insensé. ‘Je peux deviner qu’il doit y avoir un problème quelconque. Maintenant dis moi, mon jeune Sylvari, QUEL EST le problème?’

‘Jotun,’ dit Sareb, son souffle laissant échapper de la vapeur dans l’air glacial.

Flummox ouvrit son autre œil et regarda son assistant. ‘Jotun. Et bien, tu as eu raison de me réveiller.’ Dit il en s’extirpant de son lit de fortune fait d’un tas de coussins et de couvertures. Il faisait froid dans le chariot.

Il faisait encore plus froid hors du chariot, et le souffle de Flummox fumait autour de lui comme une cheminée. Leur petite caravane, six chariots en tout, était immobile, les Yaks soufflant et frappant le sol dans l’air glacé des montagnes. Ils étaient dans une vallée abrupte, et de larges formes de mauvais augure se profilaient en haut de la vallée.


‘Je n’ai jamais beaucoup aimé les Cimefroides,’ marmonna Flummox. Il pêcha une tablette et un petit bout de charbon. Il y nota une liste de choses dont il aurait besoin et la tendit à Sareb. ’Regarde les autres caravanes, et vois s’ils ont les objets de cette liste. Nous en aurons besoin si nous voulons rendre l’appareil opérationnel. ’


‘L’appareil?’ Sareb sourit d’un air entendu et ajouta, ‘Vous voulez dire Monsieur Étincelle?’

Dans un moment de faiblesse, Flummox avait laissé le Sylvari nommer sa dernière invention, et il n’était à présent pas certain si le Sylvari avait choisi ce nom innocemment, ou par amusement. ‘Ouais, ‘ répondit il à travers ses dents serrées, ‘ Je veux dire… M Étincelle.’

Serab alla voir les conducteurs des autres chariots tandis que Flummox partit vers l’avant de la caravane, frappant la neige de ses bottes ornées de fourrures. Il rencontra le chef de la caravane à mi chemin, flanqué des deux seuls gardes de la caravane - des humains de Kryte, aussi nerveux que suspicieux.

Le chef de la caravane était humain, lui aussi. Il possédait une peau chaude et bronzé, et suait abondamment, comme le font les humains lorsqu’ils sont nerveux, quelle que soit la température.

L’humain commença, ‘Nous avons un problème…’

‘Nous avons des Jotuns,’ répondit Flummox, ‘Je sais. Depuis quand est ce un problème?’

‘Ils font des demandes,’ gargouilla l’humain, ‘et nous ne sommes pas en position de les refuser.’

Flummox fit un rapide inventaire mental de la caravane: son propre chariot conduit par Sareb, deux chariots pleins de chaussures d’Ascalon avec des chauffeurs désintéressés, un furtif commerçant de marchandises rares, transportant ce qui ressemblait à un cercueil de pierre dans le fond de son chariot, une famille de réfugiés fuyant les Charrs environs deux siècles trop tard, et la caravane du maître de caravane lui-même, complète avec son comptable et deux gardes.

Flummox pesa l’intelligence relative des membres variés en son involontaire compagnie et soupira. Ce groupe se sentirait menacé par une bande de lapins voraces, les géants mineurs des Cimefroides étaient donc forcément synonyme d’ennuis. ‘Ou est votre comptable?’ demanda l’Asura.

‘Ses plaies sont en train d’être bandées,’ répondit l’humain. ‘Le chef Jotun a essayé de le manger.’

‘C’est pourquoi vous n’êtes pas en train de négocier avec les Jotuns vous-mêmes, je présume…’ dit Flummox.

L’humain se mit à faire de drôles de sons pétillants et Flummox soupira, avant de marcher d’un pas décidé vers le chef Jotun.

Celui-ci était gros, une bête énorme et corpulente, sa lourde ceinture faisant tenir un kilt de cuir d’origine inconnu. Lointains cousin des géants, il surplombait son entourage, les muscles sous sa peau rude agités par des spasmes dans le froid. Il était plus ou moins humanoïde mais son visage étais une abomination, des traits tordus dominés par une gueule proéminente aux crocs pointus dégoulinants de bave.

Flummox se campa devant la bête. Derrière le jotun au cœur de la neige tourbillonnante , il pouvait apercevoir de grandes formes sombres et penchées. D’autres Jotun sans doute, de sa famille ou simplement des larbins, tentant d’être discrets.

‘Qui toi être? ‘ dit le Jotun, sa voix rappelant une avalanche de graviers.

‘Le nouveau négociateur,’ dit Flummox. ‘J’ai cru comprendre que vous aviez mangé le précédent.’

Le Jotun cligna des yeux et sembla presque blessé par cette insinuation. ‘A peine mâchouillé. Nous vouloir péage. ‘

‘Je vais rester hors de porté des crocs, si ça ne vous dérange pas.' dit Flummox. ’Que voulez vous? Nourriture? Or? Lanternes en papier?’

‘Chariots’ éructa le semi géant.

‘Tout?’ s’indigna Flummox, sa révulsion seulement à moitié feinte. ‘Vous ne comprenez pas comment fonctionne le brigandage routier. Si vous prenez TOUT, il n’y a plus rien à prendre pour la prochaine bande de Jotuns mangeurs d’êtres pensants que nous croiseront.’

Le Jotun se tenait là, sa mâchoire inférieur s’ouvrant et se fermant en ce qui pourrait s’apparenter à une réflexion. ’Péage. Laissez chariots. Pouvez partir.’


‘Et qu'est ce qui nous empêche de faire demi tour avec NOS chariots, et de vous envoyer quelques divisions des Anges Déchus de Noirfaucon pour nettoyer la route?’

Le Jotun acquiesça avec enthousiasme, faisant trembler tout son corps. ‘Pensez à ça. Frère et sa bande de l’autre coté de vallée.’

Flummox ne prit même pas la peine de se retourner, tellement l’exclamation du Jotun avait semblé honnête. Apparemment, la campagne que menaient les Norns contre ces créatures semblait éliminer les plus stupides.

‘Nous vous donnerons un chariot,’ dit-il simplement. ‘Les réfugiés n’auront qu’à voyager dans le chariot de chaussures.’

‘Tout,’ dit le Jotun.

‘Deux,’ dit Flummox, ‘et nous ajoutons une cargaison de bottes aussi. Vous pouvez avoir deux chariots.'

‘Tout,’ dit le jotun plus fort, ‘ou tous mourus!’

Sans les chariots, nous mourrons tous de toute façon, pensa Flummox. ‘Cela me prendra du temps de convaincre les autres,’ dit il, s’efforçant de paraître nerveux. ‘Les humains sont des êtres tatillons. Je ne peux pas m’attendre à les convaincre sans une nuit entière de discussion.’

Le jotun fit un joyeux hochement de tête, ‘Vous donnez chariots demain matin. Ou tous mourus.’ Et sur ce, la grande bête se détourna et disparu au travers des monts couverts de neiges qui masquaient les autres Jotun.

Flummox relâcha lentement son souffle et se retourna vers la caravane. L’humain nerveux qui dirigeait l’expédition se tordait les doigts nerveusement et dit, ‘Alors?’

‘Ça veut que nous leur donnions les chariots. Tous les chariots.’ dit l’Asura.

‘Nous ne pouvons pas faire ça,’ pleurnicha l’humain.

‘Je sais,’ dit Flummox, ‘mais je lui ai dit que ça me prendra toute la nuit pour vous convaincre d’accepter.’

L’homme eu une expression de mâchoire béante qui affligeait tant de ses congénères lorsqu’ils avaient affaire aux Asuras. ‘Vous voulez dire que vous vous êtes rendus?!’ Finit il par cracher.

‘Non,’ dit Flummox, irrité, ‘Je nous ai gagné du temps de maintenant jusqu’au lever du soleil. Sareb! as-tu rassemblé le matériel?’

Sareb se manifesta aux cotés de Flummox. ‘Le cuir des chaussures, c’était facile. Quelques produits chimiques, du nécessaire de médecine de la caravane, du sang humain prélevé sur les bandages du comptable, un pot en fer chez les réfugiés, de la poussière de tombe…comment saviez vous que le négociant en marchandises rares aurait de la poussière de tombe?’

‘Le négociant en marchandises rares ne pourrait pas avoir d’avantages l’air d’un nécromancien même s’il se le faisait tatouer sur le front. Il déplace une crypte en provenance d’Ascalon, probablement achetée à des pilleurs de tombes Charrs. Je serais surpris qu’il n’ait pas quelques squelettes Asuras et des têtes réduites séchées de Sylvari emballées quelque part dans son chariot. ‘

Sareb frissonna de manière visible, et Flummox ajouta, ‘Non pas que nous en ayons besoin pour ça.’ Mais ça ne sembla pas améliorer le moral du Sylvari. ‘Et le dernier objet?’ demanda Flummox.

‘Il y a un… problème,’ dit Sareb.

Flummox releva la tête. ‘Un autre problème?’

‘Elle refuse de nous le laisser.’ dit Sareb.

‘Et que lui as-tu dit?’ Demanda Flummox en haussant un sourcil.

‘J’ai été sévère et énergique, comme vous l’avez suggéré par le passé.’ dit Sareb fièrement. Puis il haussa les épaules, ‘Pas de chance.’

Flummox laissa échapper un soupir qui semblât plus grand que lui-même. ‘Ho pour l’amour de Vekk,’ jura t-il en trottinant vers les réfugiés.

La réfugiée en question était jeune - du moins Flummox assumait il qu’elle était jeune a cause de sa silhouette fine et de sa peau douce. Au sein de l’Alchimie Éternelle, les humains avaient le plus grand nombre de variations sur le thème de base. C’était comme si les dieux ne s’étaient pas décidé pour une forme définitive, et n’avaient cessé de changer d’avis. Ça montrait bien ce qui arrivait quand on laissait à un comité le soin de décider quelque chose. Il était difficile à croire que le caravanier en sueur et cette frêle chose aux allures de Sylvari appartenaient à la même espèce.

Elle était assise derrière le chariot, perdue dans ses pensées. Tenu contre elle, serré dans sa main, reposait un sac, pendu par une corde à son cou gracieux. Fummox entra dans son champ de vision (ou l’aurait fait si elle avait été en train de regarder) et commença sans préambule.

‘J’ai cru comprendre que vous désirez tous nous tuer,’ dit il.

L’humaine cligna des yeux comme le font toujours leur espèce quand leur cerveau recommence à fonctionner. ‘Pardon?’ dit elle.

‘Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué,’ ajouta Flummox, ‘nous ne bougeons plus. Nous ne bougeons plus parce que nous sommes encerclés par des bandits jotuns qui veulent nous prendre tout ce que nous avons, incluant votre chariot, et nous laisser geler dans la neige. Je connais un moyen de vaincre les géants, mais j’ai besoin de certains matériaux clé des membres de cette caravane. Cela inclut l’objet que vous transportez dans ce sac. Vous ne voulez pas le fournir, par conséquent je dois assumer que vous voulez que moi et tout les autres mourrions. Alors, dites moi: Qu’avons-nous fait pour mériter votre haine éternelle?’

L’humaine cligna des yeux à nouveau, puis dit, ‘Vous êtes au courant pour le bijou?’

‘Tout le monde dans cette caravane est au courant, puisque vous le sortez tout les soirs près du feu de camp et que vous soupirez dessus pendant cinq minutes, sept tout au plus, avant de le ranger dans son sac,’ dit Flummox, tendant la main. ‘J’en ai besoin, donnez le moi.’

‘Pourquoi?’ demanda-t-elle, les muscles de sa main se serrant autour du sac.

Flummox utilisa sa voie spéciale humain. ‘Toi pas donner à moi, Jotuns écrabouiller nous. Toi comprendre?’


L’humaine hésita un moment, et Flumox laissa ses traits s’adoucir. ‘Je comprends. Il porte sans doute des souvenirs chers de votre foyer perdu. Mais je dois vous faire remarquer que si les Jotuns nous tuent tous, ce qui est leur plan, je crois, que nous leur donnions ou non les chariots, alors tous nos souvenirs seront perdus. Le votre est un sacrifice, mais un petit sacrifice, si vous prenez du recul au vu de notre situation.

Flummox parvint à sourire avec ce qu’il croyait être un sourire chaleureux et engageant. Cela du fonctionner, car la jeune humaine ouvrit son sac et en sortit un bijou, une sculpture d’ivoire représentant une belle femme portant des vêtements à l’ancienne mode, incrustée contre un bloc circulaire noir de jais.

‘Ma mère…’ commença-t-elle.

Flummox acquiesça. ‘Je comprends et j’apprécie votre sacrifice. Il ne sera pas vain, et je chargerai mon assistant de le protéger de sa vie!'

Puis, n’attendant pas qu’elle réponde, Flummox se remit sur ses pieds et trottina jusqu’à son chariot.


Le duo, à la fois l’Asura et le Sylvari, travaillèrent toute la nuit. Le conducteur des chaussures leur avait fourni une lanterne, et Flummox insista pour que personne ne vienne les déranger. A présent, les autres membres de la caravane regardaient à bonne distance tandis que l’Asura préparait une mixture nocive dont émanait une lueur verte dans le chaudron de fer.



Flummox décortiqua les chaussures dans le pot, ajouta les bandages ensanglantés et les médicaments de la caravane, puis réduisit le tout en une masse épaisse, collante et sirupeuse. Il sortit le pot du feu et le vida sur une planche, comme pour la tire d’érable, tandis que Sareb remplissait le pot à nouveau avec de l’huile des propres provisions de Flummox. Le Sylvari connaissait les habitudes de l’Asura et accomplit son travail rapidement et en silence avec un minimum de commentaires.

Flummox mélangea la terre de tombe au sirop, et forma de petites balles bosselées, qu’il laissa ensuite tomber dans l’huile bouillante. Les balles grésillèrent et craquelèrent, mais après quelques moments, elles flottèrent à la surface, rapetissées à présent, leur rebords lisses et cristallins.

Sareb laissa échapper un sifflement bas. ‘Pierres précieuses instantanées,’ dit il.

Flummox laissa échapper un grognement. ‘Ne sois pas trop content, ces choses sont aussi fragiles que du sucre agglutiné. C’est une amanchure de broche à foin, un attrape jury, du travail bâclé - nous avons changé les propriétés de différents éléments pour un but auquel ils n’étaient pas destinés. Je peux tirer trois, peut être quatre minutes d’énergies de ces machins avant qu’ils ne lâchent. J’espère que ça suffira. ‘
Il pêcha les cristaux approximatifs et marcha jusqu’à la forme inerte de l’appareil, de M Étincelle, toujours étalé au fond du véhicule. À l’aide d’un ciseau, il commença à écarter les sceaux de fer mou autour de l’émetteur d’enchantement principal et glissa les cristaux dans les trous dentelés, les faisant tenir en place à l’aide du reste de poussière de tombe.

‘Voilà,’ dit Flummox, ‘Ça devrait fonctionner. Peut être. Ne te tiens pas trop proche quand tu le mettras en marche par contre…’

Sareb regarda l’appareil d’un air approbateur. ‘Qu’en est il du bijou?’

‘Le quoi?’ dit Flummox.

‘La statuette que vous avez récupéré de la jeune humaine,’ dit l’assistant Sylvari.

‘Ha, oui!’ dit l’asura, cherchant ses poches et en sortant la sculpture d’ivoire et de jais. Il la plaça dans la main de Sareb. ’Voilà. Garde la en sécurité, au péril de ta vie.’

‘Mais…si vous n’en aviez pas besoin, ’ dit Sareb, ’pourquoi l’avons nous prise?’

‘Parce que,’ Flummox regarda le Sylvari, ‘même si ça marche, ça va bousiller les éthanateurs sévèrement, et probablement griller les circuits d’abjuration. Sans parler des dégâts déjà subits par l’appareil, qui nous ont obligé à faire ce misérable voyage pour commencer.’

‘Donc il vous faut la relique?’ Questionna le Sylvari, fronçant légèrement les sourcils en voyant ou tout ça menait.

‘Elle nous servira a avoir de l’argent en poche quand nous atteindrons l’Arche du Lion,’ dit Flummox.

‘Donc vous avez mentit,’ répondit Sareb, regardant la statuette de la même manière que la jeune fille l’avait fait.

‘Un petit mensonge pour une plus grande cause,’ déclara Flummox. ‘Tu devrais essayer parfois. En attendant, veille dessus! Je veux pouvoir dire à l’humaine que je ne l’ai plus sans avoir à mentir.’

Sareb referma ses doigts sur l’objet.

‘Je le garderai en sécurité,’ dit il platement.

Le duo continua leur travail au travers de la nuit, et alors que pointait l’aube, un Flummox hagard avança pour saluer le chef des Jotuns. celui-ci avait sans doute passé la soirée précédente à discuter sur la meilleure façon de préparer les Asuras en apéritif, et le Jotun en chef salivait pratiquement déjà.

‘Alors,’ dit le jotun, ‘vous donner chariots?’

‘Nous avons passé la soirée à en discuter et déterminé qu’il ne serait pas dans notre meilleur intérêt d’accéder à votre demande au moment présent,’ répondit Flummox.

‘Ghye?’ Dit le géant l’air confus.

‘Non,’ traduit l’asura, ‘nous voulons garder nos chariots.’

Le Jotun sourit, une chose terrible à voir pour une créature dotée d’une si prodigieuse mâchoire inférieure. ‘Alors vous tous mourrus,’ dit il, ‘commencé par négociateur.'

Flummox fit un pas en arrière et sourit, parlant rapidement. ‘Je me doutais que ça serait le cas, alors j’ai démissionné de mon poste de négociateur. Mon remplaçant ne devrait plus tarder…’ Il regarda la chronomètre à sa ceinture et espéra que Sareb avait pu faire démarrer le maudit engin correctement. ’…à peu près…maintenant!’


Le golem s’extirpa des chariots se mettant en posture verticale de toute sa taille, aussi haut que le Jotun lui-même. La foudre étincela autour de ses joints et de petits arcs électriques jouaient autour des joints de sa carapaces. L’appareil n’avait pas de tête, mais un œil cyclopéen dominait sa poitrine, entouré de petites gemmes fabriquées à la main qui commençaient déjà à fumer d’un blanc chaud tandis que de la vapeur s’élevait dans l’air glacial.

Le golem se tenait tel une tour derrière Flummox et leva ses deux mains au ciel. Un puissant arc de foudre jaillit entre ses pattes articulées, et le tonnerre roula au travers de la vallée. Loin de là, il y avait un autre rugissement, une avalanche distante répondait à son défi.

‘Je vous présente le nouveau négociateur,’ dit Flummox goguenard. ‘Nous l’appelons M Étincelle.’


***

‘Je suis désolé pour votre golem,’ dit le maître de la caravane.

Flummox haussa les épaules, ‘L’appareil a rempli sa fonction, c’est tout ce qu’une personne peut attendre d’un bon outil. ‘ A vrai dire, le golem avait excédé mes espérances, étendant le chef Jotun d’un seul coup de son poing électrique, puis s’enfonçant dans un groupe de ses compatriotes en les éparpillant, pour finalement exploser au visage de cinq d’entre eux qui tentaient de le mettre à terre. Les bandits Jotuns restants furent engloutis par l’avalanche que l’explosion avait provoqué, disparaissant en hurlant de désespoir.

‘Nous avons récupéré ce que nous avons pu,’ ajouta le maître de la caravane, et tendit un petit sac, ‘et nous avons fait une collecte pour aider à payer les réparations. ‘

Flummox parvint à sourire, bien qu’il sache que les maigres pièces ne paieraient même pas pour un éthanateur usagé. Il serait probablement obligé de vendre M Étincelle à un Golemancien plus jeune. ‘Ce fut avec plaisir. Mais si cela vous est égal, j’ai été debout toute la nuit pour nous sauver à tous la vie. Je pense que je vais aller dormir pour le reste du voyage.’

L’humain était plus qu’heureux d’acquiescer, et commença à beugler aux chariots d’avancer.

Sareb entreposait les derniers morceaux reconnaissables de M Étincelle dans leur chariot, empilant des couvertures et des oreillers par-dessus lui. ‘Nous avons récupéré la majeur partie,’ dit il, ‘et bien que l’armature supérieure ait probablement explosé dans la Mer des Tristesse, nous avons pu sauver la structure principale. Il y a probablement moyen de le sauver et de le reconstruire.’

‘Bien,’ répondit Flummox l’air las, se hissant péniblement au travers de ses couvertures et oreillers, dispersés dans les pièces de métal rôtis. ‘Je vais dormir pendant quelques jours. Ne me réveille que si quelque chose d’important se produit. Vraiment important. Plus important que des Jotuns.’

‘Bien sur,’ dit Sareb. ‘Vous avez choisi la bonne voie, vous savez, en utilisant M Étincelle.’

‘Je choisis toujours la bonne voie. Tu devrais le savoir depuis le temps, ‘ dit Flummox tout en fouillant soudainement ses poches. ‘La statuette. Ha! Je te l’ai donné - tu peux me la rendre à présent.’

Sareb regarda Flummox avec un regard vide. ‘Puisque vous n’en aviez pas besoin après tout, je l’ai rendu à la jeune fille. Elle a beaucoup apprécié. ‘

‘Tu as quoi?!’ dit Flummox. ‘Tu m’avais assuré que tu la garderais en sécurité!’


‘Elle est en sécurité avec la fillette,’ dit le Sylvari. ‘Je ne saurais pas imaginer d’endroit plus sécuritaire.’

Flummox regarda son assistant durant un long et sévère moment, puis parvint à afficher un petit sourire et acquiesça. ‘Alors tu as menti.’

Sareb lui rendit son sourire. ‘Un petit mensonge pour une plus grande cause,’ dit il. ‘Vous devriez essayer parfois.’

Merci à Vargas pour cette traduction particulièrement longue !
Laryakan


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