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Gamescom : Le coloré indie game Tink

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Le coloré indie game Tink

«Coloré mais pas que»

Le coloré indie game Tink


Quand j'ai regardé mon planning et que j'ai vu "Mimimi Productions, Tink", je me suis fait la réflexion suivante : "c'est quoi ce nom ? Mimimi... soit c'est du jeu pourri, soit c'est du jeu mignon, soit c'est les deux."
Du coup, histoire de ne pas me ramener au rendez-vous sans rien savoir du tout, je suis allée sur le site du jeu. Bon déjà, Google le référence comme "mimimi productions think". Cela dit, c'est mon planning (et donc Arkehyna, précisons-le) qui a raison puisqu'il s'agit effectivement de Tink et, du coup, nous évoluons dans Tinkerworld.

Tink, de Mimimi Productions, est donc un indie game en développement depuis 4 ans mais qui a commencé à faire parler de lui l'année dernière. L'équipe de développement est formée de six personnes mais ils vont apparemment s'agrandir pour être dix, ce qui est un bon signe pour le développement du jeu.



Malgré un mélange de plateforme, de combat (nous avons pu voir un arène avec pas mal de monstres) et de puzzles, ce qui marque avant tout c'est l'univers très coloré, bien que tricolore (bleu, rouge, vert). Les graphismes, crayonnés, donnent l'impression d'un jeu pour enfant très mignon et très doux. Le personnage, d'aspect très sympathique, est lui aussi très coloré. Même si je le trouve très bien fait, il pourrait être amené à évoluer graphiquement. Vu le talent des designers, j'attends le résultat avec impatience.


Notre personnage a décidé de sauver son monde !
En effet, suite à de nombreux conflits à propos de la couleur à adopter, chacun défendant la sienne, le blanc menace d'engloutir tout le monde. Afin de le recolorer, notre héros devra donc se promener dans les différents environnements (forêt, ville, usine, mer...) pour résoudre des puzzles et combattre des monstres blancs. Pour cela, il aura à sa disposition les trois couleurs de l'univers. Chacune d'entre elles représente une émotion précise. Ainsi, le rouge est la colère, le vert la peur et le bleu la tristesse. Il va s'agir d'associer la bonne couleur à la bonne situation afin de résoudre l'énigme ou vaincre les monstres. On ajoute à cela une sorte de système de combo qui permettra de déclencher des pouvoirs spéciaux comme un bouclier ou un étourdissement de zone.



Alors, c'est vrai que ce qui nous a paru bizarre c'est que le héros avait l'air plutôt seul. On n'a vu aucun PNJ habiter ce monde. Du coup, mon compagnon du moment, Philippe, qui a servi de traducteur quand j'essayais de poser une question, a demandé si le monde Tink était habité ou si notre sympathique personnage était seul. Ils nous ont répondu qu'il y avait évidemment d'autres personnages. Ils ont aussi ajouté que nous pourrons nous battre, mais sans que ça soit trop violent, avec eux, juste histoire de les secouer par exemple, que certains d'entre eux nous apporteront leur aide ou nous donneront des missions qui nous permettront d'évoluer.


On ajoute à tout ce que nous avons déjà vu un système monétaire. En détruisant certains éléments du décor et en tuant des monstres, le joueur récolte des gemmes qu'il pourra échanger contre des points de vie supplémentaires ou de nouvelles compétences. Par contre, il n'y aura aucun objet. Notre seul besoin étant de recolorer le monde, de combattre les monstres et résoudre les puzzles grâce à la peinture.

Si l'histoire et le gameplay sont relativement basiques et peuvent paraître simplissimes, j'ai quand même la nette impression que, sous ses airs de jeu mignon pour enfant, il nécessitera une petite expérience pour ne pas mourir aussi lamentablement que l'un des développeurs qui nous a fait une démonstration de gameplay en live. Bon, vu que je n'ai pas pu le tester, j'avoue que je me moque alors que je n'aurais certainement pas fait mieux.


 

En résumé ?

Nous avons donc un jeu indé, OVNI dans son genre, et qui s'assume totalement. Les développeurs ont confié qu'ils désiraient changer des jeux de combat avec des décors post-apocalyptiques. Ils se sont d'ailleurs inspirés de Banjo Kazooie et en ont dit qu'ils espéraient retrouver le sentiment qu'on ressent quand on y joue pour la première fois.

Je vous invite à visionner le tout nouveau trailer du jeu, histoire de voir par vous-même. En tout cas, moi, cette présentation m'a donné envie de le tester. Et si vous tombez sous son charme, sachez que, comme beaucoup de jeux indépendants, ils ont besoin de financement. Tink a d'ailleurs été repéré par Gambitious, une plateforme de crowdfunding totalement dédié aux jeux vidéos indépendants. Ils espèrent récolter 350 000€ et pour le moment, ils ont rempli 6% de leur objectif final soit 20 000€.
 

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Gwen Paine

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