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Gunblade Saga : J'ai testé Gunblade Saga

Fiche
Gunblade Saga

J'ai testé Gunblade Saga

«NyKo à l'Académie des ninjas»

Testons Gunblade Saga


Était-ce un rêve ou était-ce la réalité ? Un GPS démoniaque avait pris possession de mon corps pour me faire affronter les luchadors de Rhythm Paradise armés de poteaux en béton dans un manga de kung-fu mal traduit … Ah, attendez, non, j'ai juste testé Gunblade Saga édité par Mail.Ru.
 

L'histoire des Trois Clans

Basé sur un manga populaire en Chine nommé Chinese Hero: Tales of the Blood Sword, Gunblade Saga nous introduit dans un univers alternatif où le jeune Huan s'oppose à des autorités corrompues et sans scrupule… Enfin ça c'est dans la théorie. Dans la réalité, on nous téléporte dans un univers asiatique où trois sociétés secrètes s'opposent pour prendre la domination du monde. Ouais, Gunblade Saga, c'est un peu comme The Secret World mais en F2P (attention, cette remarque a une date limite de péremption). Après une scène cinématique sans doute emblématique pour les lecteurs du manga (le héros Huan et un mauvais cosplay de Mitsurugi de SoulCalibur s'affrontant au pied de la Statue de la Liberté), nous sommes invités à choisir un clan ayant chacun deux classes :
  • Le Clan des Arts Martiaux chinois forme les Saints à l'épée et les Maîtres des combats aux poings
  • Le Clan des Dragons Noirs, quant à lui, entraîne les Rois épéiste et les Maîtres tireurs
  • Pour finir, le Clan du Portail des Enfers enseigne à ses aspirants les voies de l'Apothicaire aux poisons et du Prêtre du Sang.



Au bord de la texture de l'eau

Pour les besoins du test, nous allons prendre une Sainte à l'épée. De prime abord, la création des personnages est très limitée : quelques textures en guise de visage, un nombre réduit de coupes de cheveux, 5 couleurs de peau, et des variations de couleurs pour les vêtements, et c'est tout … Ah, non, on peut aussi choisir quel type de sous-vêtements son personnage porte.

Une fois en jeu, vous pouvez déambuler dans la ville de départ et le moindre que l'on puisse dire, c'est qu'elle est vaste. Non pas très peuplée, non pas avec énormément de bâtiments, juste vaste, avec des rues de 500 mètres de large et pas un seul NPC pour l'animer. La seule chose qui bouge ce sont les tramways qui font sans cesse le tour de la ville sans s'arrêter. Qui dit grande cité avec bâtiments gigantesques, dit textures étirées à l’extrême ou répétitives à souhaits. Et bien, ici, on a le droit aux deux.

Passons désormais à tout ce qui est ergonomie du jeu. L'interface est un vrai souk. Il y a des boutons partout et aucune indication lorsque l'on passe la souris dessus. Le seul moyen de savoir à quoi ils servent est d'appuyer dessus. Et je n'ai jamais su comment accéder à la boutique en ligne.

En terme de maniabilité, il n'y a pas de touches saut, ou je ne l'ai pas trouvé, et comme on ne peut pas non plus configurer les touches, je n'ai pas pu vérifier si elle existait ou non. Se déplacer avec le ZQSD est bugué et marche une fois sur deux quand vous osez appuyer sur deux touches en même temps. Mais, au final, ce n'est pas si grave car nous avons le GPS démoniaque !
 
 

Voyage en Occident avec l'auto-pilote

La ville est tellement grande que vous perdrez la tête avant de retrouver le bon NPC pour votre quête. Que cela ne tienne, vous trouviez les indications sur votre carte trop conformistes ? Les chemin lumineux sur les jeux de SOE trop simplistes ? Et bien Mail.Ru a l'outil pour vous : l'auto-pilote !
J'ai mis un certain temps à comprendre mais tous les noms en jaune sont cliquables, et si vous le faites, votre ordinateur de bord prendra possession de votre avatar et vous conduira à destination sans que vous n'ayez rien à faire … Encore mieux que dans EvE Online ! Et ça marche pour tout : Besoin d'un NPC ? Vous arriverez devant ! Vous recherchez un type d'ennemi particulier ? Il vous conduira dans la zone appropriée ! Besoin d'apprendre une nouvelle technique ? En voiture Simone ! Et même si vous deviez changer de zone trois fois, cela ne l'empêchera pas de vous conduire à destination. Bref, l'innovation du siècle (sic).

Bon par contre, il ne prend pas en compte la position des ennemis que vous croiserez sur votre chemin, donc ne vous étonnez pas à avoir la moitié des mobs de la carte à vos trousses quand vous reviendrez après avoir fini votre café/pause clope/repassage/ménage/... Enfin, durant les 20 premiers niveaux au moins, vous serez quasi-invincible, donc ne vous en faites pas !
 

Parlons un peu des combats tant qu'à faire. Si on laisse de côté les ennemis tous plus invraisemblables les uns que les autres (j'ai quand même dû tuer des catcheurs mexicains, des vieillards fantasques, des cow-boys et des Jason à la tronçonneuse … et tout ça dans la même zone !), cet aspect, bien que classique, est étonnamment sympa. En plus d'être visuellement basé sur des onomatopées « mangaesques » et autres effets sons et lumières digne de Bleach, le système comporte des combos entre techniques (à la EverQuest II) et une barre de Colère que l'on monte en se battant permettant de renverser la situations à l'aide d'attaques destructrices. Bon par contre le ciblage est atroce et il suffit que vous ayez une fenêtre ouverte ou que vous soyez entrain de discuter à un NPC pour vous retrouver dans l'incapacité de combattre.

En tant que MMORPG à l'ancienne, quand vous passerez des niveaux, vous devrez mettre des points dans les habituels Force, Endurance, Intelligence, … Mais là où ces sadiques développeurs se sont éclatés, c'est dans l'apprentissage des techniques de combats et leur perfectionnement.
Chaque compétence possède 50 niveaux que vous devrez monter à l'aide de points de techniques. Évidemment, le coût en PT augmente à chaque niveau, mais ce n'est pas là le problème. Le principal souci vient du fait que lorsque vous améliorer votre utilisation d'une technique, il y a une barre de chargement qui apparaît … qui dure trois secondes à chaque fois. Maintenant, calculez le temps que ça prend pour augmenter une compétence de bout en bout. En plus, toutes les techniques s'apprennent auprès de maîtres différents. Répartis sur toute la carte. Oui.
 
 

Le Rêve dans le Pavillon de Mail.Ru

Je sais, depuis tout à l'heure, je n'arrête pas de râler sur le jeu. Mais si on oublie les défauts susnommés et la traduction approximative frisant parfois le ridicule (Gyûmao le roi Taureau renommé en Éléphant Puissant par exemple), le jeu n'est pas si mal. Tout d'abord, Mail.Ru a inclus des événements toutes les deux heures pour ses joueurs.

Au programme, vous aurez des quiz, des puzzles, des tournois de mah-jong, … bref, de quoi vous occuper. Ensuite, les décors sont particulièrement variés, nous permettant ainsi de voir du pays. On passera d'une plage paradisiaque à une carrière de pierres glauque, en passant par une grotte mystique. Pour finir, l'ambiance y est malgré tout réussie. On se surprend à regarder les décors ou un combat se passant à quelques mètres (souvent parce qu'on se demande comment l'autre va survivre aux 20 aigles blancs qui viennent d'apparaître juste à côté de lui) et c'est souvent une bonne chose dans un jeu.

Bon par contre, l'ambiance musicale est … particulière. Je pense que c'est lié au fait que malgré les nombreux morceaux présents en jeu, les pistes durent rarement plus d'une minute et passent en boucle.


Pour finir, je ne dirais pas que Gunblade Saga est un mauvais jeu. Si je devais faire une comparaison, je dirais qu'il est un peu comme le chinois qu'on a tous en bas de chez nous. Même si on n'y mange pas particulièrement bien, que la moquette défraîchie et qu'il s'agit toujours du même CD de musiques asiatiques qui passe en boucle depuis quinze ans, on y passe toujours un bon moment. Parce qu'il a une ambiance qui dépayse et surtout parce que ça change !
Ce n'est pas tous les jours que vous pourrez affronter, avec des pistolets, un malade à la tronçonneuse dans un MMORPG F2P (attention, cette remarque a la même date limite de péremption que celle en début d'article).
BaKa NyKo
 

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