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Defiance : Defiance se dévoile à Londres

Fiche
Defiance

Defiance se dévoile à Londres

«Les avis MPiens se suivent et ...»

Defiance fait son show londonien


Londres le 5 décembre 2012,
Tombé du lit à 5 heures 30, je me doutais que la journée serait longue. Eurostar vers Londres, la ville cosmopolite par excellence où Trion a invité le gratin de la presse européenne pour nous présenter plus en détails leur prochain titre : Defiance.

Il était donc logique que j'en sois puisque je m'y connais bien en gratin, surtout Dauphinois. Je vous adresserai une bonne recette sur simple demande. Ça se marie très bien avec une viande, genre tournedos.


Le programme de ma pérégrination britonne fut on ne peut plus chargé, je dois bien l'avouer. Alors, que je m'attendais naïvement à une sympathique journée de Pub Crawling, je fus bien vite rattrapé par la réalité.

Présentation du produit avec les louanges d'usages et promesse de lendemains qui chantent et de révolution dans l'univers du jeu vidéo, rien que ça. On ne me l'avait jamais faite celle là.

Pour les nOObs ou ceux qui ne connaissent pas Defiance, je vous invite à relire l'excellent article de Baka que vous trouverez ici : (relire l'article "À la découverte du PvP de Defiance"). Si vous n'en n'avez pas le courage, en deux mots voici de quoi il ressort. Vous jouez à un TPS (third person shooter), donc un FPS mais où on se voit de dos, c'est super important pour ceux qui aiment se voir crever. Le tout marié à une série télé produite et réalisée par Syfy. Au programme, interactions entre les deux univers et tout ce que vous pouvez imaginer dans vos délires les plus fous.

L'introduction étant posée, parlons maintenant du jeu. Nous avons eu l'occasion de le tester. Dans la mesure où il s'agit d'une version alpha, je ne donnerai pas de note, juste des impressions.

Alors, vous le savez déjà, il s'agit d'un shooter. Donc un jeu très bourrin qui ne laisse pas beaucoup de place à la réflexion. De l'action, de l'action et de l'action, voilà le créneau dans lequel s'engouffre le produit.

Tout d'abord, la prise en main. Pour être précis, j'ai joué plus de 4 heures sur une version PS3 et elle est très proche de la version PC que j'ai également vu tourner si on fait abstraction de graphismes PS2 voire Megadrive. Sur ce point, Trion me dit que le mode massivement multi empêche de faire mieux et que le moteur propriétaire est parfaitement optimisé. Il n'empêche que ça fait mal aux yeux pour ceux qui ont joué à des shooters récents. Certes les autres produits se déroulent sur des cartes réduites et avec un nombre de joueurs limité mais, avouons le : qu'est ce que c'est moche ! La version PC, quant à elle, s'offre des graphismes plutôt honorables mais loin d'être révolutionnaires dans le genre.
Defiance

Première étape, la personnalisation du joueur. Le genre d'étape que je préfère dans un jeu persistant. Et bien là, ce n'était pas à l'ordre du jour. Toutes les possibilités étaient grisées, nous étions là pour tester l'action. Quoiqu'il en soit, de ce que j'ai vu de l'interface minimaliste, on pourra bricoler mais de la à avoir un avatar uber, je suis circonspect. Je ne reviens pas sur les graphismes console qui font que de toute façon, l'avatar que vous créerez sera moche.

Ensuite, on choisit sa classe. On a le choix entre brute, bourrin et brute bourrin. Certes, vous trouverez quelques variantes entre la brute avec un gun qui recharge vite ou la brute qui snipe et qui se rend furtive. Mais de toute façon, le système de classe vous permettra de tout faire pour autant que vous ayez pris de l'xp en farmant ingame.
Tiens, la belle transition pour parler du jeu. Vous entrez dans l'univers, une petite cinématique et hop, vous voilà en TPS, horrible à jouer et pire à prendre en main. Et c'est parti, sous couvert de quêtes, vous partez tirer sur tout ce qui bouge et parfois détacher un prisonnier. Vous explosez des vagues de monstres jusqu'à ce qu'un boss pop. Vous tuez le boss et c'est reparti.

Plusieurs modes de jeu sont possibles. Par défaut, le coop. Tout le monde est sur la carte et vous tapez tout ce qui bouge. Un système de waypoints permet de toujours trouver quelque chose à faire et des bestioles à exploser.

Il existe même des missions un peu fun où sous forme d'instance solo vous atomisez tout ce qui bouge. Parfois même vous devez réaliser des petites courses chronométrées.

D'ailleurs, tous les joueurs disposent d'un quad en démarrant le jeu et c'est plutôt sympa parce que la carte de la zone de départ que nous avons testé était plutôt immense.

Il existe aussi le coop instancié où là on se retrouve dans un classique donjon. On pourrait imaginer que la strat est alors importante mais en définitive, à part pour tomber le boss de fin, tout le monde bourrine tout ce qui passe et ça finit par le faire. Bref, on est brutal sans réfléchir comme dans le reste du monde.

Passons maintenant au pvp. J'ai jusqu'ici été plutôt bienveillant mais sur ce point, passez votre chemin. Massif pvp bordélique, des persos qui se ressemblent tous. Les bleus contre les rouges qui ne sont même pas communistes. On bourre tout et avec de la chance on a tué un ennemi. Si vous aimez le pvp, lancez une bonne session de CoD ou autre mais ne perdez pas votre temps ici.

Vous l'aurez compris, je n'ai pas vraiment accroché au jeu même s'il a quand même des qualités. Il est dynamique. On peut le lancer et se défouler immédiatement sans avoir à réfléchir ni à attendre qu'un groupe soit constitué. Le monde a l'air immense. Les véhicules sont fun à piloter.

Pour le reste, il n'offre rien de nouveau et il est moche. L'immersion avec la série apportera peut-être la dimension qui lui manque. À ce sujet, j'ai bavardé avec Nathan Richardsson, le Producteur Executif du jeu, bref le grand chef.

NDLR : il ne s'agit pas d'une retranscription mot pour mot de l'interview mais d'un compte-rendu de mes notes.
MP : Privilégiez-vous le côté Histoire ou le côté TPS ?
NR : Même si le coté histoire est important, il s'agit bien d'un shooter et le coté action est clairement privilégié.

Pensez-vous aller voir du côté de la scène e-sport ?
NR : A ce jour, le jeu n'est absolument pas développé pour le e-sport. Toutefois, il en a toutes qualités et si une demande des joueurs venait à apparaître, nous adapterions le jeu vers cette scène sans trop de difficulté. Mais ce n'est pas l'actualité. L'objectif est la sortie du jeu en avril.

Les acteurs vont-ils faire la promotion du jeu ?
NR : Oui, évidemment, les deux mondes étant liés vous trouverez les acteurs dans le jeu et inversement, les communications seront conjointes.

L’avenir du jeu et celui de la série sont ils indissociables ? Si l’un s’arrête, l’autre aussi ?
NR : Les deux produits sont pensés pour être liés mais indépendants (sic). Donc on peut aimer et regarder la série sans jouer en vice versa. De cette façon, même si la série venait à s'arrêter, le monde existerait encore et le jeu continuerait.

Quelle va être l’importance du cash-shop ?
NR : Il est impossible de répondre à cette question puisque le modèle économique F2P n'a pas encore officiellement été validé.

Le fait de suivre la série donnera t’il des bonus en jeu ? (genre code qui s’affiche au générique pour avoir un boost pendant la semaine)
NR : Cela donnera des indications mais pas de bonus particuliers. Un joueur qui ne regardera pas la série ne sera pas pénalisé.

Pensez-vous que les filles vont accrocher au gameplay TPS ?
NR : Le fait d'avoir une série liée au jeu et un scenario en fait certainement le shooter le plus à même de séduite un public féminin. Quoiqu'il en soit, ça reste un shooter et nous savons que les joueurs sont majoritairement masculins.

Trion a déjà mis Warface à son catalogue, ne risque t’il pas d’y avoir “phagocytage” des publics entre Defiance et Warface ?
NR : Absolument pas, Warface est vraiment un jeu classique sur des cartes et ne s'inscrit pas dans la même catégorie.

Si aucun accord n'est trouvé avec l'Europe, les joueurs du Vieux Continent ne verront pas la série, qu'est-il prévu ?
NR : Nous sommes en négociation avancée avec l'Europe et je peux vous affirmer que les joueurs auront la série. Toutefois, je ne peux rien dire officiellement à ce jour.

Syfy est une chaîne confidentielle que peu de personnes regardent en France. Qu'en pensez-vous ?
NR : Nous en sommes conscients et comme je vous le disais, les négociations sont en cours pour optimiser le visibilité de la série.

Cela veut dire que Syfy pourrait ne pas être le média de diffusion de Defiance ?
NR : Tout à fait, nous négocions avec les principaux partenaires à ce jour.

Finalement, nous avons regardé quelques minutes de la série à venir.
Une série SF assez traditionnelle et pour le coup, je m'y connais pour m'être tapé tous les Star Trek, Babylon 5 et autres. On reprend les poncifs du genre. Post-apocalyptique. Monde violent. Décors en cartons. On y rajoute un peu de synthèse parce qu'on est quand même en 2012. Le héros est viril à souhait et les filles sont pas mal. Je pense notamment au maire de la ville incarné par la blonde de Dexter pour ceux qui connaissent. À nouveau, je ne pense pas que le genre SF va être révolutionné par ce show. Mais j'en ai vu trop peu pour être catégorique.
 



En conclusion, j'ai passé une bien belle journée sans la moindre pinte de bière tiède. Les produits, tant série que jeu ne présentent rien de nouveau mais le mariage des deux, s'il est réussi peut susciter un intérêt chez certains joueurs. Alors comme le dit l'autre, donnons sa chance au produit. Rendez-vous le 13 avril 2013 pour la sortie monde.
Asulf

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