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Ubisoft : Blue Bytes explique sa stratégie online

Ubisoft

Blue Bytes explique sa stratégie online

«Le "online" sans oublier le "offline"»

Blue Bytes explique sa stratégie online


Lors de la présentation des jeux Blue Bytes à Dusseldörf, il m'a été donné la possibilité de discuter de la façon dont Blue bytes envisageait sa stratégie par rapport aux jeux par navigateur.

Mondes Persistants : Après les annonces concernant Silent Hunters Online, Anno Online et Might & Magic Heroes Online, pourquoi vous concentrer sur les jeux par navigateur ?
The Settlers Online n'était pas tout à fait ce que nous voulions et nous avons remis l'ouvrage sur le métier après avoir appris. Cela ne veut pas dire que nous ne ferons que ça mais pour le moment, c'est notre choix.

MP : Pourquoi avoir fait le choix d'une technologie Flash ?
Nous avons pris un outil que nous connaissons bien. Nos équipes sont montées en compétence sur Flash et cette technologie est installée sur les navigateurs. Comme c'est installé, autant y aller. Mais nous savons nous adapter à d'autres technologies comme le java, le HTML5 ou encore le mobile.

MP : Ne craignez-vous pas la concurrence entre tous les jeux par navigateur qui existent ?
Nos jeux sont des free-to-play, le joueur doit pouvoir les essayer de suite. Le joueur doit accrocher en cinq minutes et il y a de la place pour tout le monde. D'ailleurs nous comptons toucher une nouvelle audience sur les franchises que nous proposons. Nous pensons que c'est la qualité qui fait le succès. Par ailleurs, il y a peu de jeux par navigateur dans certaines régions du monde ce qui laisse plus de place pour proposer de nouvelles choses. De plus, nos jeux seront localisés (The Settlers reste une exception). Il est donc possible de proposer des jeux pour chaque public.

MP : Vos jeux étaient majoritairement offline jusqu'à présent, il y a t-il un risque de dispersion voire de fuite de votre public si vous passez au online non ?

Pas nécessairement. Il n'y a pas de "haine" du jeu par navigateur car cela peut se jouer partout. Où que je sois, si j'ai une connexion, je peux jouer sans avoir à installer quelque chose, cela explique une grande partie des jeux par navigateur. C'est une question de circonstances en quelque sorte. Nous ne faisons d'ailleurs pas que des jeux online mais nous proposons le online et le offline. Toutefois, le online reste le secteur qui augmente le plus actuellement. Nous resterons cependant sur les plateformes disponibles en tenant compte du fait qu'il y a de plus en plus de recoupement entre les joueurs online et offline.

MP : Des MMOs, comme Runes of Magic, sont maintenant disponibles sur navigateur, cela abolit la frontière entre MMO classiques et les jeux par navigateur, cela pourrait vous poser des soucis ?
Ce sont vraiment des publics différents avec des temps de jeu différents aussi. De fait, nous ne nous gênons pas.

MP : Quel est le modèle économique que vous allez choisir ?
Il faut savoir que, quelle que soit la plateforme choisie, la contrainte se porte davantage sur le modèle économique que sur la plateforme en elle-même. Nous avons, pour le moment, une préférence pour les micro-transactions mais le côté freemium est une possibilité que l'on étudie.

MP : Puisque l'on parle d'économie, les joueurs ont-ils tendance à quitter le jeu quand les temps de construction s'allongent et sont-ils tentés par la boutique ? Dis autrement dans un jeu comme Anno Online où il faut des mois pour faire certains grands édifices, n'est ce pas un facteur de désintérêt pour le jeu ?

En fait, les joueurs quittent les jeux après deux ou trois jours ou restent et ensuite le temps n'est pas un problème.

MP : Avez-vous des problèmes de gold farming ?
Oui, quelque part cela veut dire que le jeu est suffisamment populaire pour attirer les gold farmers mais nous luttons contre ça. D'ailleurs, en terme de sécurité joueur, le service client est notre service qui croît le plus en interne actuellement.
Arkehyna
(Interview réalisée avec Daniel Guliopoulos de Pc Gamer)

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