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The Elder Scrolls Online : Preview de TESO, le MMO que tout le monde attend

Fiche
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The Elder Scrolls Online

Preview de TESO, le MMO que tout le monde attend

«Fus-Roh-Dah !»

Pour commencer en beauté cette GamesCom, nous avons eu l’occasion de tester The Elder Scolls Online, et plus exactement la zone de départ de de l’alliance de Coeurébène, le tout pendant deux heures. Maintenant, comment faut-il voir ce jeu ? Comme un Skyrim en ligne ou un véritable MMO ? Un début de réponse dans cette preview.

Création des personnages et premier pas

Tout d’abord, une chose fâche, les options de création du personnage sont plus que limitées : une dizaine de nuances de couleurs pour les yeux/peau/cheveux, une demi-douzaine de coupes de cheveux, quelques accessoires, … Bref rien de transcendant. Et là, je sais très bien que les habitués de la série feront un lever de bouclier en disant qu’il s’agit là de l’esprit de la série. Mais dois-je rappeler qu’il s’agit d’un jeu qui se prétend MMO et doit donc être comparé à ses pairs ? Personnellement, j’ai eu davantage l’impression de me retrouver devant une version appauvrie de l’éditeur de RIFT (le triangle de corpulence n’aidant pas à ne pas y penser).

Ne parlons pas des archétypes de base qui sont tout autant limités, avec son voleur, son magicien, son tank et son soigneur. Même si cela s’avèrera au final plus complexe qu’à première vue, nous y reviendrons le moment venu, il aurait été agréable de voir davantage de variétés, surtout quand on voit qu’il y a 3 factions différentes (quid des classes miroirs ?).


J’ai fini par créer une Elfe Noire Chevalier Dragon du doux nom d’Ellyah afin de remplir mon rôle de tank correctement tandis que Tatane, soigneur dans l’âme, a pris le Templier. Nous arrivons sur une petite île enneigée … qui n’est pas instanciée, hourra ! Bon point pour le studio, Zenimax a su adapter parfaitement les nécessités du MMO à l’interface des Elder Scrolls et nous avons pu grouper tous les deux de manière intuitive à l’aide d’un système de roue (ce qui laisse penser que l’adaptation console devrait être au moins réussie de ce point de vue-là).

Rapidement, on nous demande d’aller voir ce qui se trame dans les ruines au Nord de l’île … Mais pour cela il nous faudra activer un autel dans le but de réveiller un fantôme qui nous expliquera qu’il faut réunir trois idoles éparpillées à travers les ruines afin d’ouvrir la porte du temple … Tout un programme ! Une fois à l’intérieur de ce temple, nous tombons nez à nez avec le boss qui se fait occire par un autre joueur. Joie. Car en effet, Zenimax a décidé de prendre à contre-pied la mode du « tout instancié » et ainsi tous les joueurs se retrouvent dans le même donjon … Bon, ok, pourquoi pas. Mais dans ce cas, que quelqu’un m’explique pourquoi j’ai dû me farcir la recherche d’idoles si un autre joueur est rentré avant moi une minute plus tôt ? La bonne nouvelle dans tout ça c’est qu’il n’est pas nécessaire de taper le monstre pour pouvoir compléter la quête et le looter. Par contre, je n’ose imaginer la frustration des joueurs au lancement quand ils seront une cinquantaine dans cette petite salle à attendre que le monstre apparaisse.


Le développement de personnage, une vraie bonne idée

Là où Tatane et moi nous sommes vraiment éclatés, c’est dans le développement de nos personnages. En effet, bien que très simple, le système choisi est rudement efficace. Il y a plusieurs catégories de compétences : trois pour la classe, une pour chaque configuration d’arme (bâton de soin, bâton de destruction, arme à deux mains, deux armes, arme et bouclier, …), une pour chaque catégorie d’armure et une dernière pour la race. Il faut ensuite faire votre marché dans tous ces différents arbres. Pour ce faire, vous devrez dépenser des points de compétence et monter le rang de vos différentes armes et armures afin d’avoir la possibilité de le faire. Pour faire grimper le niveau de votre maîtrise d’armes ou d’armures, il vous faudra frapper et vous faire frapper, car c’est en forgeant que l’on devient forgeron ! Quant au niveau de classe, il vous faudra tout simplement obtenir de l’expérience.

Chose amusante, les compétences de classe peuvent changer selon l’arme équipée, combien de fois Tatane s’est écrié « Regarde je root la cible avec l’arme de glace » ou « Heyyy, avec le bâton de feu j’éjecte les ennemis au loin » alors qu’il n’avait qu’une compétence dans sa barre de raccourcis.


Toujours concernant les compétences actives, elles dépendent de l’arme équipée, vous ne pourrez donc utiliser un sort de destruction avec une épée à deux mains (ce qui est en soit logique pour un MMO mais inhabituel pour un Elder Scrolls, comme quoi, ce ne sont pas toujours les mêmes qui sont heureux). Ces dernières peuvent d’ailleurs prendre des niveaux au fur et à mesure de leur utilisation et même être transformées en de nouveaux sorts !

Et pour finir, il y a trois arbres différents par classe permettant ainsi de développer son personnage à sa manière et pour le rôle que l’on souhaite. Ainsi j’ai développé un véritable tank capable de se renforcer en cas de coups durs et de ramener sa cible à l’aide d’un grappin magique, si jamais l’ennemi décidait de s’attaquer à Tatane. Bref, le système d’évolution de personnage m’a vraiment plu car il a su se montrer complet et varié. Ce qui n’a pas été le cas des combats …


Un Archer Squelette sauvage apparaît !

Ah, les combats, depuis Star Wars The Old Republic, The Secret World et Final Fantasy XIV ARR, les combats en tant que tank me demandent de me déplacer beaucoup, mais pas dans TESO et pire encore, malgré l’aggro automatique des ennemis, je n’en ai jamais eu plus de deux à gérer en même temps. Bref le scénario commun à 99% de nos combats se déroulait ainsi : j’utilisais mon grappin et je cliquais en masse sur le clic gauche de ma souris pour donner des coups de base en n’oubliant pas de parer si jamais l’ennemi avait un éclair d’intelligence, le tout parsemé d’attaques spéciales quand j’avais suffisamment de mana ou d’endurance. En somme, c’est mou/fouilli ... Tatane et moi n’avons vraiment pas ressenti le plaisir de se battre, et au final nous avons préféré fuir les combats lorsqu’ils étaient inutiles, chose que je ne fais jamais habituellement, au contraire, je tue même quand c’est inutile.

Maintenant, nous ne sommes qu’aux prémices de la bêta, c'était une zone débutant et le jeu ne peut que s’améliorer, mais pour le coup MMO ou pas, Elder Scrolls ou pas, cet aspect-là est plus repoussant qu’autre chose et on ne s’y retrouve nulle part.


Mais où est passé ce chien ? Je le cherche partout …

En ce qui concerne les quêtes, elles sont plutôt variées et agréables à jouer et ressemblent vraiment à ce que l’on peut trouver dans les différents opus d’Elder Scrolls, un PNJ nous tombe sans crier gare et nous demande de lui filer un coup de main, ou alors au détour d’un chemin on trouve un pauvre diable mourant nous demandant de le venger. D’ailleurs, l’île de départ a pour objectif de nous faire retrouver/aider 15 personnes dans l’île. Nous avons réussi à en retrouver 14 … La dernière quête à trouver devait nous être donnée par un chien qui avait pour mission de nous mener à son maître. Raté.

Par contre, nous avons décelé un souci au niveau des quêtes qui nous a laissés quelque peu perplexe. En effet, chaque joueur d’un groupe doit accomplir la quête (sauf quand il s’agit de tuer un ennemi). En effet, lors d’un sauvetage d’esclaves dans un camp de bandits, j’étais le seul à libérer ces derniers, Tatane se contentant de massacrer les ennemis que l’on croisait sur notre chemin (oui, il était censé jouer les soigneurs … mais bon, passons). Bref une fois la quête terminée et rendue, il s’est aperçu qu’aucun des objectifs de la quête n’avait été rempli, l’obligeant à retourner dans le camp. Vous me direz, tant pis pour lui, il aurait dû s’en rendre compte avant (et vous auriez raison) mais ça n’en reste pas moins étrange alors que le « confort moderne » du MMO prône le partage de quête !


Avec tout ça, comment résumer ces deux heures de Elder Scrolls Online ? En laissant de côté ce que j'ai estimé comme des défauts corrigeables du jeu (les combats un peu mous ou la création de personnages plus légère que dans les derniers MMOs sortis), je ne suis pas sur que TESO puisse totalement s’imposer dans le milieu du MMO, surtout en ne proposant qu’un abonnement mensuel. Au vu de la situation actuelle du marché et les derniers modèles économiques proposés, un Buy-to-Play me semblait bien plus pertinent.

Néanmoins tout est loin d'être noir. Tout d'abord j'ai apprécié ces deux heures de jeu et je dois reconnaître qu'avec Tatane nous n'avons pas vu le temps passer et comme dit Tatane, nous ne serions pas restés deux heures sur un jeu pourri (oui, il est comme ça le Tatane). De plus,
TESO fera sans aucun doute son office auprès des fans de la licence puisqu’il réalise leur fantasme ultime, jouer à Elder Scrolls avec ses potes. Et rien que pour ça, je suis moi aussi prêt à tenter l’aventure quelques temps !

Red Herring

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